Pourquoi ont-ils abandonné Linux ?

Qu’ont en commun Dominique Mapps, Thierry Pierron, Ian Hoare et Aurélien Guiton ? Ils ont abandonné Linux.

Compliqué, Linux ?

Pourquoi ont-ils abandonné Linux ?Pour Olivier Mapps, Lamp, c’est trop dur sous Linux. Je ne sais pas bien sur quelle distribution il a réalisé son installation. Mais franchement, installer Apache, Php et MySql sous Linux n’est vraiment pas bien compliqué. A sa place, je m’inquiéterais de l’image qu’il donne au travers de son témoignage. Résistance au changement, mauvaise capacité d’adaptation. Effectivement, dire qu’il faut installer les packages un par un, c’est dire la très grande méconnaissance qu’il a de yast, apt-get, smart, yum ou urpmi, etc !

La profusion

Quant à Thierry Perron, le propos m’apparaît plus construit. La quantité de langages, d’interfaces, de logiciels semble avoir eu raison de notre développeur. Je crois cependant qu’il n’a peut-être pas bien compris que l’intérêt de cette offre pléthorique était de se construire autour de Linux, en faisant des choix (interface, langages, logiciels). Autrement dit, sous Linux, le sujet est l’utilisateur. Sous Windows, il est l’objet piégé dans une logique de consommation. Finalement, sa condamnation sans appel de Linux est une condamnation de la diversité. Je ne peux pas souscrire à ce point de vue.

L’empreinte du passé

Le témoignage de Ian Hoare révèle l’absence de maturité des distributions à l’époque où il a testé le produit. Mandrake 7, ça commence à dater ! Aujourd’hui, Mandriva propose urpmi et smart pour l’installation des logiciels. Wine a bien évolué et émule presque tout ! Ce témoignage intéressant révèle tout simplement de l’histoire. Quant à la motivation qui l’a portée sous Linux, elle est parfaitement injustifiée. Je ne vois pas, intrinsèquement, en quoi Linux soit plus sûr. Même s’il est vrai que les virus et autres vers sont conçus pour fonctionner sous Windows, qu’en sera-t-il dans quelques années ?

La conduite du changement

Le témoignage d’Aurélien Guiton est, de très loin, le plus honnête : « Je n’ai pas trop compris comment il fallait faire et je n’ai pas non plus insisté. » Un peu plus loin : « lorsque j’ai décidé de basculer sous Linux, je me suis senti perdu. » Eh oui, changer d’environnement exige un certain investissement personnel et un investissement personnel certain. Cela dépasse, très largement, le champ de la technique. Apprendre à apprendre, ça s’apprend !

Le choix de la facilité et de l’interopérabilité

Sur l’avis de l’expert, à savoir François Micaux, je souscris à peu près à l’ensemble de ses observations et notamment celles relatives à l’utilisation de clients RDP sous Linux (rdesktop). Je voudrais apporter toutefois quelques éclairages supplémentaires. Relativement aux drivers, la différence entre Windows et Linux est que les modules prenant en charge les drivers sont directement associés au noyau. Ce noyau évolue très vite et nous ne rencontrons que de très rares incompatibilités. Elles peuvent toutefois exister ici et là. La responsabilité, en la matière, incombe aux éditeurs. Quant aux développements actuels, ils sont, pour l’essentiel, réalisés sous Php, Java et .Net. Ces trois « frameworks » s’exécutent simultanément sous Windows et Linux. Quant aux logiciels commerciaux, rappelons que Domino, Oracle s’exécutent sous Linux Red Hat ou SUSE. Les éditeurs recommandent à leurs clients de basculer sous Linux.

Linux  / Client Rdp Formateur Linux Linux rdesktop RDP Remote Desktop Protocol Windows Windows Server 

Commentaires

j’ai du mal à entendre que les incompatibilités incombent aux éditeurs et plus bas de voir que Oracle principal concurent de SQL et Domino pricinpal concurent d’exchange poussent à migrer vers Linux!!!
n’y a t il pas conflit d’intérêt?

Toujours un plaisir de relire tout ca plusieurs années après, que de chemin parcouru depuis !

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