Gnome a-t-il fait perdre Linux sur la station de travail ?

En installant hier KDE sur 10 stations de travail, remplaçant Ubuntu par openSUSE, j’ai eu la surprise de retrouver une interface utilisateur digne de ce nom. Comme beaucoup de « linuxiens », j’avais troqué KDE 4 et ses « fabuleux » plasmoïdes pour Gnome 2. Avec l’arrivée de Gnome 3 et de Unity sous Ubuntu qui transforme le bureau de la station de travail en une « vulgaire » tablette, il n’était plus possible d’expliquer à des utilisateurs imprégnés des interfaces  comme celles de Windows XP ou de Windows 7 que Linux offrait une réelle alternative à leurs bureaux « riches ». Autant, dans ce cas, passer directement sur une tablette munie du système Android ! Les choix des développeurs de l’interface Gnome sont devenus de plus en plus incompréhensibles. La question se pose aujourd’hui de savoir s’il y a d’ailleurs encore un pilote dans l’avion.

Faire le choix de KDE

Le choix de Gnome s’était imposé aussi du fait de sa légèreté supposée, en comparaison à la lourdeur de KDE. En réalité, dès 2006, j’avais pu démontrer que, sous Fedora 5, KDE consommait beaucoup moins de mémoire que Gnome. C’était donc totalement faux !  En comparant Gnome à KDE sur une openSUSE 12.2, j’arrive à 198 Mo pour Gnome 3 et 210 Mo pour KDE 4. Le surplus de consommation mémoire est aujourd’hui du côté de KDE. L’écart n’est pas aussi significatif et ne saurait justifier l’emploi de Gnome pour cette simple raison !

Le désamour de la communauté des linuxiens vis à vis de KDE était en fait lié au mode de licence de son environnement Qt qui, depuis la version 4.6, est passé sous licence Open Source. La fatwa vis à vis de KDE n’a donc plus lieu de perdurer !!!

Les points forts de la logithèque KDE

La logithèque KDE renferme quelques véritables pépites. Citons, pesle-mesle :

Tous ces logiciels sont installables sous Gnome. Vous pouvez tester certains d’entre eux en les installant sous Windows.

 

Linux  / Formateur Fedora Formateur openSUSE Gnome Kde Linux OpenSuse Ubuntu Server LTS Unity 

Commentaires

Troll détecté!

Ohhh lala, il faut arrêter avec Gnome, franchement, je n’ai jamais apprécié Gnome avant sa version 3, je le trouvais moche et lourd (comparé à XFCE qui offrait un expérience similaire).

Je n’ai jamais autant aimé Gnome depuis l’avènement de Gnome3 et Gnome-shell.

Je suis ingénieur système et réseau et je trouve cet environnement parfait pour bosser, le gain en surface d’écran, le placement des fenêtres à l’aide d’un simple raccourci clavier, le design, les bureaux dynamiques…etc. Je trouve tout ça génial.

Alors oui, certes, certaines fois les choix fait ne sont probablement pas les meilleurs mais pour moi Gnome3 reste la référence Linux en terme d’environnement de bureau… loin devant Unity et KDE. Et si je devais d’ailleurs remplacer mon Gnome ça serait par XFCE, car oui, y’en a comme toi qui chiale depuis Gnome3… mais je ne vois pas pourquoi, passe sous XFCE tu retrouveras exactement ce que tu avais sous Gnome2 avec une consommation mémoire réduite.

« Avec l’arrivée de Gnome 3 et de Unity sous Ubuntu, ils n’étaient plus possibles d’expliquer à des utilisateurs imprégnés des interfaces comme celles de Windows XP ou de Windows 7 »

Dire ça, c’est supposer que linux n’est qu’un palliatif aux logiciels propriétaire. Indépendamment des quelques erreurs de jeunesses dont souffre Gnome3, elle est d’une ergonomie exemplaire. Gnu/linux est là pour faire avancer l’informatique, et gnome participe admirablement à ce mouvement.

Vu le nombre d’alternatives disponibles, je ne vois vraiment pas l’intérêt de taper sans arrêt sur G3.

@Tumulte

J’ai exprimé un point de vue. Vous exprimez le vôtre. Je pose une question qui, je pense, mérite que nous nous la posions. Vous ne répondez pas vraiment sur le fond. Le fait que Gnome ou Unity évolue vers une interface de tablette ne me semble pas correspondre à la logique de la station de travail. Ce n’est pas le cas de KDE !

Dans mon ancienne boite les postes de travail du personnel administratif, de la direction et des commerciaux tournaient sous KDE, et ils ne s’en plaignaient pas.
Calligra ( anciennement KOffice ) évolue de manière vraiment très intéressante. Maintenant ma crainte concerne cependant KDE PIM ( kmail, …. ) avec notamment akonadi qui est très perfectible, utilise MySQL pour stocker les infos et par conséquent a une compatibilité limitée avec un /home sur NFS :( De plus kmail2, depuis le temps, n’est toujours pas stabilisé et comporte de nombreux bugs
je surveille avec intérêt ownCloud ( http://owncloud.org/ ) et WebAccounts ( http://www.afiestas.org/webaccounts-making-socialcloud-easier/ )

Dolphin est vraiment un très bon gestionnaire de fichier !

Salut,

Que de gens énervés.
Je suis dans le même cas, j’ai quitté le gestionnaire Gnome après 6 ans d’utilisation pour …. KDE.

Gnome-Shell sur un Netbook est vraiment bon mais sur un 27 pouces, les manipulations de souris et recherches perpétuelles de logiciels sont un vrai calvaire.

KDE est beau, rapide et fonctionnel pour un vrai poste de travail (je ne pensais jamais écrire ceci).

@SysAdminPasEnColère

Pas mieux.

@Fabrice

A titre perso, je suis passé sous Sylpheed. Excellent !

Evolue vers une interface tablette ou vers une interface compatible tablette ? Là est la question.

Comme il a été dit au dessus, Gnome 3 est parfaitement utilisable sur PC et avec une très bonne productivité qui plus est : il est commandable au clavier. Donc si la réponse a été donnée : nous ne considérons pas que les deux interfaces soient uniquement des interfaces tablettes.

Après certes certains choix sont contestable, notamment une simplification à outrance. Cette simplification voir fermeture gène le geek qui, comme moi, à besoin de personnalisation à outrance… Mais pour le grand public ? le choix n’est peut être pas si mauvais non ?

Bref, Gnome 3 a juste revu son public et essaye de gagner une nouvelle cible.

De plus, c’est Gnome 3 qui a donné naissance à de très bonne interface tels que Cinnamon ou Gaia. Non négligeable non ?

Ce que veut dire @Tumulte, c’est que ça fait de nombreux mois que tout le monde tape sur Gnome 3 dans tous les seuls, et pourtant l’interface trouve encore son public. Il faudrait peut être donc arrêter de l’accuser de tous les mots et accepter qu’on ne soit plus la cible.

> « Je pose une question qui, je pense, mérite que nous nous la posions. Vous ne répondez pas vraiment sur le fond. »

J’ai beau regarder, je ne vois pas une seule question dans l’article (une phrase interrogative, quoi).

Le seul truc qui y ressemble, c’est quand tu cites une question que quelqu’un d’autre se pose:

> « La question se pose aujourd’hui de savoir s’il y a d’ailleurs encore un pilote dans l’avion. »

Puisque tu veux une réponse, laisse moi tenter ma chance. :)

GNOME 3 a des pilotes. En réalité, GNOME n’a jamais eu un tel focus sur des objectifs clairs et partagés.

Sur ses dernières belles années, GNOME 2 avait atteint ses objectifs, et n’était qu’en mode de maintenance. Plus aucune innovation, des release notes minuscules tous les 6 mois, les dévs s’endormaient et le projet s’encroutait.

GNOME 3 a été un vrai regain de motivation pour ses développeurs, avec l’avènement d’une équipe Design forte.

Au dernier GUADEC, Allan Day, Jon Mccann, Jakub Steiner ont donné une conférence sur le sujet, développant mon commentaire plus en détails. Je ne sais pas si les vidéos du GAUDEC sont disponibles, mais essaie de la regarder. J’y avais assisté (non pendant le GUADEC, mais lors du GNOME.Asia à Hong Kong où ils nous en avaient fait l’exclusivité), et c’était vraiment très intéressant.

Donc si c’était bien ça ta question, j’espère qu’elle est maintenant répondue.

GNOME a bien des pilotes qui font tout leur possible pour atteindre une vision partagée.

Si tu ne partages pas cette vision, ce n’est ni ta faute, ni celle de GNOME, ce n’est qu’un simple désaccord. Et en cas de désaccord, tu as entièrement raison de partir vers une autre communauté, plus en phase avec ta vision d’un environnement de bureau.

Voila le genre de discussion qui effraie l’utilisateur de systèmes propriétaires qui voudrait aller voir ailleurs voir ce qu’il se passe. ;)

KDE a une ergonomie classique de chez classique à la Windows, pour moi ce n’est pas un idéal de productivité.

Gnome3 s’intègre parfaitement aux supports desktop, laptop (et probablement aux tablettes).

Je l’utilise aussi bien sur mon desktop avec un écran de 22″ que sur mon laptop de 13″. Je ne vois pas en quoi il n’est pas adapté à la station de travail ? Peut être parce que tu es habitué au clic, clic dans le menu « Démarrer » pour lancer tes applications, personnellement, ce n’est pas ma façon de bosser. J’utilise de temps en temps ma souris pour taper dans le coin et lancer mon Chrome ou mon Thunderbird mais pour le reste (terminal, éditeur de texte, …) c’est soit via des raccourcis que j’ai configuré soit via la recherche (ALT+F2), d’ailleurs cette dernière pourrait être améliorée.

S’il pouvait aussi refondre Gedit pour en faire un éditeur proche de ce qu’est Sublime Text2, cela serait parfait.

J’oubliais de mentionner que Gnome3 apporte la possibilité de développer des extensions pour ajouter des fonctionnalités ou modifier l’aspect du bureau, ce qui le rend encore plus adaptable.

@Nassim

Je suis un inconditionnel de Gedit !

@pingux

C’est toujours difficile de parler pour les autres ! ;+)

@bochecha

Depuis combien de temps n’as-tu pas utilisé KDE ?

@Armaklan

Je suis resté, pour ma part, très attaché au concept de station de travail. Je crois que c’est encore le cas d’une très grande majorité d’utilisateurs.

@Denis:
Je suis un inconditionnel de Vim/Gvim aussi mais cela ne m’empêche pas d’apprécier les « nouvelles approches » telles que celles proposées par Sublime Text2. Je regrette d’ailleurs le fait qu’il ne soit pas libre et que son auto-complétion soit limitée.

Je pense que le fait qu’il y ait différents environnements sous Linux est un atout car cela permet à chacun de trouver son idéal. Par contre, il faut que les communautés travaillent à canaliser leurs efforts en mettant en place par exemple des standards communs et qu’ils prévoient des mécanismes d’extension pour éviter de se retrouver avec 3 millions de forks juste pour modifier 2 ou 3 détails qui ne font pas l’unanimité.

Mais bon, on parle d’un monde idéal là ^^

« Gnome a-t-il fait perdre Linux sur la station de travail ? »
Je ne comprends même pas la question.

Est-ce que cela signifie: est-ce que les utilisateurs de station de travail sous Gnome ont-ils abandonné Linux ?
Dans ce cas, la réponse est évidemment non: ils sont simplement passés à xfce ou lxde (ou même kde), puisque ces environnements de travail proposent des approches très très similaires à ce que proposait gnome2.

Ou est-ce que cela signifie: les utilisateurs de station de travail vont-ils abandonner gnome ?
Dans ce cas, la réponse est: en partie. Gnome-shell propose une nouvelle approche plutôt que de concurrencer stupidement et inutilement xfce et lxde. Il y a évidemment tout intérêt, à la fois pour l’utilisateur mais également pour les développeurs de gnome-shell, que ceux pour qui cette nouvelle approche ne convient pas passent à autre chose. Il n’y a pas plus contre-productif que de développer un projet avec une vision A et de voir des gens freiner des 4 fer pour imposer une vision B incompatible sous pretexte qu’ils pensent que ce projet les appartient car ils ont été utilisateur d’un ancien projet avec une vision différente.

Dans tout les cas, je ne comprends pas cette tendance à vouloir prouver à tout prix que Gnome-shell est dangereux.
À l’époque où kde ne te convenait pas, est-il réellement si terrible que kde existe ? Pourquoi est-il réellement si terrible que gnome-shell existe ?

> @bochecha
> Depuis combien de temps n’as-tu pas utilisé KDE ?

Il dit qu’il voit pas le rapport.

Je n’ai rien dit sur KDE, j’ai répondu à ce qui me semblait être la question que tu posais dans l’article.

@j-c

Chacun est libre d’utiliser l’interface de son choix. Mais, durant de nombreuses années, les éditeurs ont proposé Gnome par défaut. Je pense à Ubuntu, Red Hat, CentOS, Debian (???) et Fedora, notamment. openSUSE et Mandriva se sont toujours distingués sur ce point. Il serait peut-être temps de revoir cette stratégie.

@bochecha

As-tu d’ailleurs un jour utilisé KDE ?

@ Denis:

En quoi le fait que certaines distributions aient proposé gnome2 par défaut change quoi que ce soit ?
Avant, le choix « par défaut » était WindowMaker.
D’autant plus qu’aujourd’hui, un utilisateur « inconscient » de gnome2 à qui on installerait xfce ne verra pas beaucoup de différences (il y a plus de différences entre gnome2 fedora et gnome2 ubuntu qu’entre gnome2 linuxmint et xfce linuxmint)

J’ai l’impression que tu es en train de prétendre que Gnome-shell a des obligations envers toi parce que l’équipe d’une distribution a choisi gnome par défaut. Ridicule, non ?

À propos du choix par défaut, j’ai l’impression qu’avec le genre de raisonnement que tu tiens, on a perdu une notion essentielle aux logiciels libres. Le principe est que les logiciels doivent être mis en concurrence, testés et adoptés ou non par les utilisateurs et ensuite passer comme choix par défaut uniquement pour des questions de facilité.

La façon dont tu vois les choses me fait penser au problème de IE et du ballot screen: IE étant installé par défaut, même si un navigateur apporte des fonctionalités qui fait qu’il mérite d’être plus utilisé, il ne le sera pas.
Cela me fait également pensé au problème de la vente liée.
Bref, considérer que le meilleur choix est celui par défaut plutôt que celui qui convient le mieux après avoir tester les possibilités, ça fait s’écrouler toute la dynamique du logiciel libre.

À propos du choix par défaut, notons également que les distributions « orienté DE par défaut » sont réellement arrivées avec Ubuntu. Avant ça, une distribution proposait le DE lors de l’installation. D’ailleurs, ça existe tjrs, par exemple chez OpenSuse, qui n’est pas orienté kde: http://doc.opensuse.org/documentation/html/openSUSE/opensuse-startup/images/i_y2_sys_type.png .

J’ai l’impression que tu fais une montagne de quelque chose qui n’est pas du tout un problème (par contre, ça entretient l’image du libre rempli de guerres de chapelles et ça dévalorise inutilement le travail des développeurs).

(Par rapport à bochecha, que cherches-tu à prouver ? en quoi le fait qu’il n’a pas utilisé kde rend son premier message invalide ? tu disais: « il n’y a pas de visions globales », il répond: « il suffit de voir le GUADEC pour voir qu’il y a une vision globale forte ». Qu’est-ce que KDE a à voir là-dedans ?)

@j-c

En remarque liminaire : que chacun essaie d’abord de parler en son nom !

J’aime assez la comparaison avec la vente liée. ;+) Du coup, je me demande si je n’ai pas un peu loupé mon titre.

Je ne suis pas en guerre. Je pose une question qui semble être embarrassante. Je suis d’autant plus à l’aise que je continue d’utiliser Gnome 2. Mais je ne suis pas Madame Michu. Et de ce point de vue, Gnome 3 et Unity me semblent déconnecter par rapport aux attentes des utilisateurs. A moins que les développeurs de Unity et Gnome 3 ne soient en réalité le nouveau Lumpen Proletariat, une sorte d’avant-garde éclairée ! ;+)

Le problème de gnome3, pour moi, est qu’il a essayé d’une part de simplifier son interface (à outrance ?) en faisant quelque chose de plus clair ; mais a d’autre part réellement compliqué l’utilisation pour les utilisateurs qui n’ont pas l’habitude des raccourcis claviers.

Pour ma part, j’ai franchi le pas et quitte à tout faire au clavier, me suis penché sur un tiling manager qui, pour le coup, consomme vraiment moins que toutes les autres initiatives… Mais mes parents qui, « de tout temps », avaient évolué sur Gnome2 et une interface compréhensible, se sont retrouvés du jour au lendemain avec une interface qui augmente peut-être la productivité quand on sait l’utiliser mais qui est extrêmement déroutante et qui, je pense, nécessite l’installation d’un grand nombre de plugins pour devenir utilisable par le commun des mortels.

Ce que je regrette le plus au final, c’est qu’ils aient changé de direction de manière si radicale au fil du développement, perdant une partie de leurs fans. Quitte à changer d’environnement, l’on peut aussi bien créer un nouveau projet plutôt que de paumer les addicts.

@ Denis:

À propos du lien avec la vente liée, je précise que le problème est avant tout du côté des gens qui se plaignent de gnome-shell: ce sont eux qui veulent que la vente soit liée, car ce sont eux qui entretiennent l’idée que le DE par défaut a une plus grande importance qu’un choix a posteriori.

Ensuite, niveau « attente des utilisateurs », je continue à croire que le bureau universel n’existe pas.
Ci-dessus, on retrouve des témoignages de personnes très satisfaites de gnome-shell. On en trouve également à propos de la dernière version d’unity.
Maintenant, que se passerait-il si ton message était entendu et appliqué ? Et bien gnome-shell en lui-même (c-à-d dire la vision A) serait abandonné (il n’y a pas d’autres choix: quoique fasse l’équipe de gnome-shell, ce genre de critiques continueront à s’appliquer tant que leur vision n’est pas modifiée). Résultat: tout ceux pour qui ce DE était l’idéal devront utiliser un DE non optimal pour eux.
Gnome-shell ne fait qu’apporter un choix supplémentaire sans perte de choix (puisque xfce et lxde correspond à la même vision que gnome2).

Une solution à ces deux problèmes est simple: au lieu de chercher à imposer un DE par défaut (à savoir gnome2) et entretenir l’idée que le DE par défaut est celui qui convient le mieux à tout le monde, il suffit d’informer sur le concept de choix.
Le screenshot d’OpenSuse que j’ai posté plus haut le fait très très bien:
« Each desktop environment has a distinct style, so personal taste determines which is the most appropriate desktop for you »

Avec cette approche, gnome-shell ne pose absolument aucun problème et permet de satisfaire plus de gens.

Faut arrêter avec ce fameux prétexte de la prise en main, ma petite amie qui n’a rien de technophile démarre mon desktop sous Linux car elle préfère utiliser Gnome3 plutôt que le Windows 7 qui traîne sur une des partitions.

Il n’y a rien de compliqué, il y a un bouton activité qui donne accès à tout très intuitivement, je n’ai absolument pas orienté son choix, elle s’est mise à l’utiliser par elle-même.

Ce qui rebute le gens « normaux » des environnements Linux ce sont les incompatibilités, les gens aiment que ça marche sans bidouiller, que tel soft s’installe d’un double clique sans réfléchir, que leur fichier DOCX s’ouvre avec un formatage correct…etc. D’ailleurs, y’a qu’à voir leur comportement sous Windows, ils se retrouvent avec 40 barres d’outils parasites sous IE, des milliers de raccourcis sur le bureau…etc, bref, de simples consommateurs.

@j-c

A titre personnel, Gnome 3 ne me pose aucun problème vu que mon usage principal de Linux est la ligne de commande. Mais essayons de nous mettre dans la peau, 1 minute, des utilisateurs, comme l’explique si bien Eloi dans son commentaire précédent !

@ Denis

Justement, avec Gnome 3 j’ai remarqué que les gens passent plus facilement à GNU/Linux.

Quand je dis facilement, je parle autant de l’envie de passer le pas que du peux d’explication nécessaire pour l’utiliser.

Pourtant le paradigme change, mais les gens s’en sortent mieux quand ils ont une utilisation en deux étapes (gérer | utiliser). De plus, inciter à placer ses fenêtres correctement sur plusieurs espaces de travail plutôt que de tout cacher dans une bare d’outils les aide à mieux s’y retrouver. T’ajoute à ça le fait que c’est super légé (peux tourner sur un vieux Netbook sans problème), c’est beaux et innovant, je pense que Gnome 3 est un excellent bureau pour convaincre les gens de passer à GNU/Linux.

@ Denis (et Eloi):

J’ai lu le commentaire de Eloi et celui de Nassim.
En gros, certains s’adaptent très bien à gnome-shell et d’autres non.

Tu ne peux pas dire: mettons nous 1 minute dans la peau des utilisateurs, mais uniquement ceux à qui ça pose problème.
Tu ne peux pas dire non plus: mettons nous 1 minute dans la peau des utilisateurs, et puisqu’ils ne sont pas satisfait, considèront que c’est le DE le problème et pas la distribution ou le support.

Le problème souligné par Eloi n’est pas un problème du à Gnome-shell, mais un problème de distribution, voire de support.
Comment ses parents se sont-ils retrouvés sur gnome-shell ?
– soit la distribution a mis à jour silencieusement gnome2 vers gnome-shell, auquel cas, c’est la faute de la distribution (ou du moins: cette distribution ne vise pas le public dont fait partie les parents d’Eloi)
– soit les parents d’Eloi ont réinstallé un OS et ont choisi gnome-shell sans comprendre que gnome-shell n’est pas gnome2. Auquel cas ils ont soit choisi une distribution qui ne leur convenait pas, soit ignoré les avertissements du ressort de la distribution (comme l’a fait avec succès linuxmint).
– soit on a installé l’OS pour les parents. Auquel cas, c’est l’installateur qui a fait une erreur en installant un DE qui ne leur convenait pas.

Dans tout les cas, le problème apparait là où qlq’un décide de remplacer gnome2 par gnome-shell en supposant que puisque gnome2 convenait, gnome-shell conviendra aussi. Ce n’est pas de la faute de gnome-shell en soi.

J’ai choisi gnome depuis la version 2 par rapport à KDE, parce qu’effectivement, c’était « plus lourd ». Mais je parle d’expérience utilisateur, pas de tests de RAM.

Windows 7 a réussi un tour de force en faisant croire à l’utilisateur qu’il démarrait plus vite, parce que visuellement on a moins l’impression d’attendre. (De toutes façons, tout le monde sait que sous Windows, une fois le bureau affiché, l’ordinateur n’en est qu’au quart de son boot.)

Le choix de l’OS/environnement de bureau n’est donc pas juste une question de performances techniques, c’est aussi un ressenti. KDE me semble « lourd » visuellement, et mes logiciels préférés (sauf Amarok, qui a depuis un an il me semble un clone GTK) sont des logiciels GTK. Du coup, ça revient à lancer KDE/Qt pour le bureau, et GTK pour la moitié de mes applications. C’est là que ça devient consommateur en mémoire vive.

>utilise MySQL pour stocker les infos et par conséquent a une >compatibilité limitée avec un /home sur NFS :(

Avec un home en NFS, tu fais pointers akonadi sur un serveur mysql, pas sur une instance locale…

le premier commentaire disait troll en vue, c’est gagné ;-)

ce genre de débat occulte la bonne question. ce n’est pas tant la question des préférences de chacun, ou celle de la ressemblance avec les habitudes de monsieur tout le monde qui importe.

ce qu’il faut c’est justement sortir de la slution de facilité, éduquer le grand public non pas aux logiciels libres mais à vaincre sa résistance instinctive au changement.

quand je vois que les « libristes » ont le même genre d’instinct on voit que le travail n’est pas encore entamé…

je travaille dans une boutique d’informatique et les gens commencent à accepter l’idée de changer car windows8 annonce de gros changements, les smartphones leurs ont fait découvrir de nouvelles interfaces totalement différentes et pourtant tout aussi efficace que le sacro saint bureau windows, donc une partie du chemin est fait.

je crois que seul les utilisateurs linuxiens font machine arrière toute en s’accrochant eux aussi aux branches qu’ils connaissent en s’opposant systématiquement à l’apparition de nouveaux bourgeons qui perturbent trop leurs habitudes.

c’est paradoxal pour un « monde » qui propose le changement de résister auatnt à toute les initiatives plus ou moins heureuses qui voit le jour. au moins les développeurs ont-ils compris que satisfaire l’utilisateur en présérvant ses habitudes n’est pas forcément très libre comme état d’esprit.

libérez vous de vos carcans (habitudes) et le monde libre y gagnera.

@Gboule35

L’intérêt de Linux est pour moi, par rapport aux autres systèmes, d’en faire ce que j’en veux. J’en ai rien à faire des tablettes pour Papy et Mamie et des smartphones pour ados et post-ados. ;+) Ce qui m’intéresse, c’est de faire de l’informatique. Et de ce point de vue, j’attends d’une interface utilisateur qu’elle me permette d’y trouver un maximum de productivité. Or, avec Gnome 3 et Unity, le compte n’y est pas. Je n’ai pas l’impression d’être un cas isolé !

> L’intérêt de Linux est pour moi, par rapport aux autres systèmes, d’en faire ce que j’en veux. J’en ai rien à faire des tablettes pour Papy et Mamie et des smartphones pour ados et post-ados. ;+) Ce qui m’intéresse, c’est de faire de l’informatique.

Pour avoir un maximum de productivité, sans aucune notification impertinente, ni soucis avec X ou les librairies graphiques (GTK+/Qt) inadaptée à tes besoins parce qu’elles s’adaptent aux tablettes/smartphone (et oui, ça fait longtemps [~2006] que ces deux projets sont utilisés sur l’OpenMoko !), je te propose de passer à l’interface Ctrl+Alt+F1 que tu connais déjà vu les commentaires plus haut.

Mais comme tout le monde essaie de te le dire ici, l’environnement _doit_ dépendre de toi (et ne doit pas t’être imposé, comme Microsoft le fait depuis des années).

En effet, « faire de l’informatique » ça peut autant faire des compilations de noyau que gérer des bases de données, créer des schémas d’organisation, administrer un serveur, naviguer sur le web, faire du graphisme assisté par ordinateur, gérer des signaux (musique, vidéo, …), répondre à des trolls, … Je pense que ces quatre mots peuvent être compris d’au moins 8 milliards de façon différente, même si la pluspart sont très proche.

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