Les belles leçons à deux balles de Tonton Frédéric

Frédéric n’a pas apprécié que certains lecteurs d’un agrégateur de news français lui disent tout haut ce que certains pensent tout bas de lui. Notre grand Tonton du Libre nous parle de distributions Linux que personne n’utilise. Et c’est d’ailleurs pour ça que je le lis. C’est grâce à lui que j’ai découvert Manjaro qu’il critiquait une fois encore assez violemment. Et c’est sa critique rageuse qui m’a amené à l’utiliser et voir qu’il s’agissait en fait d’un bon produit. Je lis la prose de Frédéric très rarement à l’endroit.

En quoi y-aurait-t-il intérêt à modérer un commentaire qui nous explique que Frédéric a une vision ramassée et étriquée du logiciel libre ? Je trouve que cela permettrait un joli débat. Mon logiciel libre n’est pas le sien. Le mien, c’est celui du monde professionnel. Le sien, c’est le… sien. Le modèle économique du logiciel libre est celui d’un immense GIE. Il n’y a rien d’idéologique là-dedans ! Comme d’autres, Frédéric, tu fais un énorme contre-sens qui t’amène à voir un monde qui n’existe pas.

Les autres, ceux qui pensent différemment de toi, tous des connards, hein ?

Et puis, dans un commentaire qui accompagne son article de départ sans retour, lui qui adresse des leçons sur la nécessité de modérer, il se met à écrire ceci , je cite :

« Je suis passé pour un rageux car il fallait foutre les pieds dans le plat et combattre le tout va très bien, Madame la Marquise du monde du libre. Que des connards – désolé, le terme n’est pas trop fort – veuille égorger le panda roux en oubliant que sans lui la concurrence sur le marché des navigateurs ne serait pas revenu, ça fout en rogne, non ?« 

Les belles leçons à deux balles de Tonton Frédéric

J’ai même cru que l’expression de « connards » m’était directement adressée, sachant que je n’ai pas du tout apprécié avoir été pris en otage par les développeurs autistes de la fondation Mozilla. Je rappelle qu’ils ont fait le choix de mettre au rebus tout un éco-système d’extensions XUL et quinze années de développement pour leur(s) plus grand(s) bien(s) à eux. Quand tu parles de connards, je pense qu’il faudrait inviter ces braves gens et quelques autres ayatollahs du libre à venir diner un mercredi soir, autour d’une bonne bouteille de Côtes du Rhône.

Tu vois, Frédéric, je ne te qualifierais jamais de connard même si, dans le cas présent, j’étais presque parti à faire une exception. Comment peux-tu exiger du Journal du Hacker qu’il modère les commentaires, sachant que tu devrais être le premier à t’appliquer cette règle ?  J’ai retrouvé 101 occurences du mot connard dans ton blog. Pour ma part, j’en suis à zéro, jusqu’à ce matin.

Frédéric, reste dans ta bulle. Continue à nous parler de Arch Linux et des distributions Linux que personne n’utilise en entreprise. C’est pour cela que nous te lisons. C’est pour cela que nous t’aimons autant qu’il peut nous arriver de te détester. 

Bises d’un libriste sincère et convaincu.

Logiciel libre  / Blogowar