Bientôt la fin de Firefox ?

Bientôt la fin de Firefox ?

Avec une part de marché de 4.5%, Mozilla Firefox a été mangé par le projet Chromium et ses dérivés. La fondation a annoncé le licenciement de 250 salariés pour se recentrer sur ses activités lucratives. Je ne savais que Mozilla proposait des produits commerciaux. Mes craintes sur toute cette télémétrie embarquée dans Firefox que j’exprimais dès 2018 vont peut-être vous apparaître sous un angle différent !

J’ai durant plusieurs mois testé Chromium. J’en ai fait l’exégèse au travers de nombreux articles techniques. Très clairement, le navigateur Open Source édité par Google m’a toujours apparu plus rapide, notamment au rechargement des pages. Quant aux extensions que j’utilise sous Firefox, elles sont également disponibles sous Chromium. Si Mozilla choisit donc d’abandonner son navigateur, ça ne changera pas grand chose à ma vie numérique.

Pour autant, la disparition du projet Firefox serait un très, très mauvais signal. Une perte de tout un écosystème, comme le fut, de la part de Mozilla, l’abandon imbécile de son format d’extension au langage XUL avec l’arrivée de la version Quantum de son navigateur. De mon point de vue, c’est cette décision qui a précipité la chute de Firefox. Certes, il fallait évoluer. Mais il ne fallait pas renoncer, en adoptant un format d’extension commun à Google Chrome. L’être humain a cette fâcheuse tendance à privilégier l’original à la copie.

En 2019, il y a eu toute une polémique concernant la proposition de Google de limiter les nombres de filtres utilisés par uBlock Origin à 30000 occurrences. Finalement, cette limite a été repoussée à 150000. Nous n’aurions donc pas d’inquiétude à nous faire. Le monopole de fait que s’est constitué Google, malgré le maintien de Safari à plus de 16%de part de marché, va amener de nombreux développeurs à se pencher sur le code de Chromium. C’est pour l’éditeur un véritable cadeau empoisonné !

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