Diaspora et Mastodon, avatars de l’enfermement communautaire ?

Avant de vous révéler ce que je pense des réseaux sociaux Diaspora et Mastodon, je voudrais vous présenter quelques chiffres. Ils vous montreront en quoi ces pseudo-alternatives aux réseaux sociaux sont restées des nains, à côté des mastodontes que sont Facebook et Twitter.

Nombres d’utilisateurs actifs

Le petit nombre d’utilisateurs actifs nous montre la spécificité du public de Mastodon et Diaspora, voire son côté intimiste.

  Mastodon Twitter Diaspora Facebook
26/07/2022 près de 3 millions      
31/01/2022   436 millions    
26/07/2022     > 5.7 millions  
30/06/2021        2895 millions

Mastodon

Diaspora et Mastodon, avatars de l'enfermement communautaire ?La structure décentralisée de ce pseudo-Twitter empêche toute recherche globale sur toutes les instances. Du coup, vous ne pourrez jamais suivre des conversations concernant vos publications, sauf à aller traîner dans votre outil de mesure d’audience pour y capter quelques backlinks. Au chaud, entre eux, à l’abri des regards, tapis derrière leur pseudonymat, les gugusses qui populent les instances Mastodon s’en donnent à cœur joie et passent leur temps à commenter la vie des autres, étrillant la terre entière.

Pour savoir ce qui se dit dans les instances principales, vous pouvez utiliser Google pour rechercher notamment dans :

Diaspora

Diaspora souffre des mêmes vicissitudes que Mastodon. Son fonctionnement décentralisé nous empêche de disposer d’outils de recherche globale. Il faut, une fois de plus, passer par Google.

Errare humanum est

Rétroactivement, j’ai compris à quel point je me suis fourvoyé à publier mes billets dans le Journal du Hacker. Le problème se pose exactement dans les mêmes termes sur LinuxFr.org. Je n’aurais jamais dû y foutre les pieds. Je voulais toucher un public concerné par ce que j’écrivais. Mes billets de blogs ont drainé toute une armée de frustrés, de types égarés dans une vision libertarienne et communautariste aux antipodes de la réalité du logiciel libre, porté à bout de bras par des sociétés commerciales. Et puis, il y a les autres. Majoritaires. Positifs. Tâchons d’éviter de généraliser sur les libristes – dont je suis accessoirement – à partir des propos de quelques abrutis notoires.

Suite à ces malheureuses expériences, j’ai dû désormais repenser ma stratégie en matière de réseaux sociaux. Mastodon et Diaspora ont l’avantage de rester au contact avec une communauté cliente par nature d’une grande partie des contenus que je publie. C’est pourquoi il m’est difficile de faire une croix sur ces deux réseaux sociaux, malgré leur taille.

Réseaux sociaux  / Communautarisme