Diaspora et Mastodon, avatars de l’enfermement communautaire ?

Je prolonge ma discussion avec Cyrille sur ce que je pense réellement de Mastodon et Diaspora. Mais, avant de vous révéler mon point de vue dont vous n’avez rien à faire peut-être, je voudrais vous présenter quelques chiffres :

  Mastodon Twitter Diaspora Facebook
01/01/2017 > 1 million      
13/08/2018   >335 millions    
03/08/2019     > 3 millions  
30/06/2019       > 2414 millions

Mastodon

Diaspora et Mastodon, avatars de l'enfermement communautaire ?La structure décentralisée de ce pseudo-Twitter empêche toute recherche globale sur toutes les instances. Du coup, vous ne pourrez jamais suivre des conversations concernant vos publications, sauf à aller traîner dans votre outil de mesure d’audience pour y capter quelques backlinks. Au chaud, entre eux, à l’abri des regards, les gugusses qui populent les instances Mastodon s’en donnent à coeur joie et passent leur temps à commenter la vie des autres, étrillant la terre entière.

Pour savoir ce qui se dit dans les instances principales, vous pouvez utiliser Google pour rechercher notamment dans :

Diaspora

Diaspora souffre des mêmes vicissitudes que Mastodon. Son fonctionnement décentralisé nous empêche de disposer d’outils de recherche globale. Il faut, une fois de plus, passer par Google.

Errare humanum est

A la lecture des commentaires dont j’ai fait l’objet dans Diaspora, j’ai compris à quel point je me suis fourvoyé à publier mes billets dans le Journal du Hacker. Je n’aurais jamais dû y foutre les pieds. Mes billets de blogs ont drainé tout une armée de frustrés, de types égarés dans une vision libertarienne et communautariste du logiciel libre. Et puis, il y a les autres. Majoritaires. Positifs. Tâchons d’éviter de généraliser à partir des propos de quelques abrutis notoires.

Je dois désormais repenser ma stratégie en matière de réseaux sociaux. Cette journée démarrée à 3 h du matin m’aura permis de faire le point et d’avoir les idées plus claires. Il m’est difficile de faire une croix sur ces deux réseaux sociaux.

Réseaux sociaux  / Communautarisme 

Commentaires

Bonjour Denis,

J’ai des comptes sur Mastodon (calculate.social) et Twitter.
Il en est de même sur Peertube et Youtube (que l’on peut comparer en tout point avec Mastodon/Twitter).

En fait, que ce soit décentralisé ou pas, on s’en tape. L’information est là, et les interactions entre les « instances » permettent de suivre des contenus d’autres « instances ».

Le problème du duo Mastodon/Peertube (il est le même), c’est les gens qui sont dessus. Ce sont que des libristes intégristes ou des choses en rapport avec l’Informatique.

Si tu me suis sur Twitter, j’ai sollicité plusieurs comptes intéressants, afin de savoir s’ils étaient sur Mastodon (je galère avec la notion de « décentralisé »). Exemple concret, Service-Public.fr m’a répondu qu’ils y étaient pas. Je n’y trouverai pas Roger Federer ni le réseau de transports en commun de Dijon.

Ainsi, on retrouve une population qui a les mêmes centres d’intérêt, les mêmes idées. Ainsi, la discussion et l’échange n’est pas constructif car on a affaire aux mêmes individus et sujets.

C’est pour cela que je reste sur Twitter. Après, en soi, je suis sur Peertube (video.calculate.social) et Mastodon (calculate.social), juste parce que je fais partie de la Team Calculate Linux et donc « c’est mieux d’utiliser les plateformes ». Mais en soi, elles ne me conviennent pas.

Ainsi, je ne publie dessus que des trucs plus ou moins en rapport avec le logiciel libre et la distribution « Calculate Linux ». Pour le reste, c’est Twitter et Youtube. Mais par ce comportement, je renforce l’idée présentée : ces outils restent utilisés par des usages identiques.

Désolé pour le pavé !

P.S.: Rends-nous la possibilité de poster depuis Vivaldi ! C’est pas grave je change mon UA juste pour ton site.

@Adrien_D

Corrigé pour Vivaldi.

Sur Mastodon, sa structure décentralisée à base d’instances diffuses pose le problème de la recherche d’informations.

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