#SEO : le cocon sémantique dépassé par le SMO et l’expérience utilisateur ?

#SEO : le cocon sémantique dépassé par l'expérience utilisateur ?L’étude de Moz nous rappelle que le nombre de backlinks vers la page constitue la principale clé de la qualité du référencement naturel pour Google. Vous pouvez le vérifier sur cette recherche qui pointe sur un de mes articles du fait qu’il a fait l’objet d’un backlink dans Wikipédia.

Le 2e facteur de succès en termes de SEO semble être le texte associé à l’utilisation des ancres, comprenez à la balise anchor, à partir de domaines externes. Le texte associé au backlink semble tout aussi important que le backlink lui-même. Quid du maillage interne théorisé par l’excellent Laurent Bourrelly ?

L’étude évoque encore la bonne corrélation entre la présence de la « marque » dans Facebook et la visibilité des pages dans les SERP. Je pense, pour ma part, que le SMO a pris le dessus sur les techniques de linking utilisées naguère. ;+) C’est en tout cas ce à quoi je m’emploie depuis maintenant plus de 4 ans avec un certain succès au niveau de ce site.

Là où les résultats statistiques établis par Moz sont à nouveau très surprenants, c’est au niveau de la faible corrélation entre l’utilisation de mots-clés dans le titre ou dans le texte – à l’exception de celui utilisé dans les ancres – et la qualité du référencement. La thèse du « magma » sémantique chère à l’excellent Christian Méline en prendrait également un coup dans l’aile. Je pense que l’étude, sur ce point particulier, présente un biais statistique évident du fait qu’elle est contraire à la réalité observable dans les SERP.

L’expérience utilisateur

Avec des outils tels que Google Analytics ou Google Chrome, Google dispose d’informations très importantes sur le taux de rebonds – bounce rate in english – ainsi que sur le temps moyen passé sur une page. Quand les référenceurs commenceront à tricher par la mise au point d’automates, que restera-t-il à Google pour déterminer de la pertinence d’un contenu par rapport à un autre ?  Je remarquais récemment la lenteur soudaine à indexer nos contenus. Les « filtres » Panda et Penguin, les pénalités manuelles infligées aux black hats avaient pourtant comme objet principal de dégraisser le mammouth, me semble-t-il. Que vont-ils devoir dégraisser à partir des données collectées de l’expérience utilisateur ? Combien de temps devrons-nous attendre ?

Le souci de l’étude de Moz intervient à une époque charnière, nous empêchant sans doute de voir clairement les facteurs de succès d’une action de SEO. A moins que Google n’en sache rien lui-même et que son algorithme devienne une sorte de machin dont chacun essaie d’en faire l’exégèse ? C’est en tout cas le sentiment que j’ai eu à la lecture de cette énième étude.

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Commentaires

merci pour la citation
Quel serait le « biais statistique » évident ?

Sinon, on ne cesse de le dire : c’est un tout, c’est un ensemble de leviers, de signaux, aucun ne doit être négligé.
SMO et SEO ne sont pas opposés de toute façon.

Je noterai tout de même que les actions SMO doivent être sans cesse renouvelées, ce qui est moins vrai pour le SEO.

@christian

Je n’ai pas d’éléments particuliers (Je pense que…). Mais je ne vois pas comment Google pourrait se passer des mots-clés, lexies et autres méta-mots.

Exemple : https://www.google.fr/search?q=formateur+sécurité+informatique

… oui, mais pourquoi « évident » alors ??

@christian

Parce que cela s’oppose à la réalité des SERP !

Merci beaucoup pour la mention ;-)

Le vote de confiance émis par l’utilisateur a toujours fait partie du mix (voir ce que j’appelle ça le PersonRank), mais jusqu’à preuve du contraire cela est loin d’être aussi puissant qu’un bon vieux lien (interne ou backlink).
Le souci avec ces études (Moz ou autre) est qu’on a vite oublié que corrélation ne veut pas dire causalité.

En tout cas oui cela fait partie du mix.
Le mieux est de tester. Ne vous fiez pas à des études.
De mon côté, les tests sont sans équivoque.

Par contre, je n’ai pas trop compris comment l’étude mettait à mal le concept du cocon sémantique. Bien au contraire, cela le renforce.

@Laurent

L’étude montre clairement, de mon point de vue, que l’efficacité des ancres n’est valable que pour les domaines externes. Il y aurait donc un problème pour le maillage interne que je relativise dans la 2e partie du commentaire.

Le faible poids accordé aux mots-clés dans l’étude, sauf quand ils sont associés aux ancres (il y a peut-être là une contradiction), ne va franchement dans le sens du cocon et du magma sémantique cher à Christian.

@Denis : la vérité est à l’écran : tu rank ou tu rank pas.
Tout le reste est de la réthorique sans intérêt.
De ce point de vue, il n’y a pas photo sur la puissance du système car les résultats sont largement au rendez-vous.
De l’autre côté, j’attends encore de voir une telle puissance de la part des votes sociaux.

@Laurent

Pour ma part, les réseaux sociaux me suffisent très largement pour assurer ma visibilité.

Mais je t’ai écouté avec beaucoup d’attention à Tunis et j’ai bien compris le message que je vais tâcher d’appliquer pour mes clients.

Attention, on parle de 2 choses différentes.

Oui les réseaux sont d’excellents vecteurs de visibilité.
Non les votes sociaux ne sont pas un puissant facteur de positionnement (mais pas inutiles)

@Laurent

On est d’accord !

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