Switch Ethernet : McDo ou nouilles chinoises pour andouilles françaises ?

Depuis qu’Alcatel a été repris par Lucent, les Européens  – et les Français – ne disposent plus d’aucun fabricant de switch ethernet. Autrement dit, nous avons désormais le choix entre la peste et le choléra, euhhh… entre les Chinois et les Américains.

Des backdoors dans les matériels américains

Switch Ethernet : McDo ou nouilles chinoises ?Malgré les efforts des médias à nous expliquer les risques à utiliser les matériels chinois, les seuls éléments tangibles à notre connaissance sont que les matériels américains sont pourris de backdoors. En 2013, un expert en sécurité découvrait que des routeurs D-Link intégraient une porte dérobée. Début 2014, Eloi Vanderbeken trouvait un backdoor dans le firmware des routeurs NetGear et Linksys. Cet été, Cisco révélait la présence d’une clé SSH permettant de prendre le contrôle sur tous ses routeurs. Pratique, hein, lorsqu’on sait que l’armée française est équipée de matériels Cisco. D-Link, NetGear, LinkSys et Cisco ne sont pas des entreprises chinoises  !

Vous allez me dire : « mais quel peut bien être le rapport entre un switch et un routeur ? » Et bien, la plupart des switchs utilisés dans nos entreprises sont administrables et, à ce titre, embarquent des composants logiciels paramétrables au travers d’interfaces Web. Qu’ils soient américains ou chinois, il serait tout aussi facile d’y installer une porte dérobée permettant la prise de contrôle à distance et la récupération de données.

Les switchs du constructeur chinois TP-LINK

En allant sur le site LDLC, j’ai regardé les prix des matériels Cisco et TP-LINK. Pour un switch administrable 8 ports 1 Gbit niveau 2, là où Cisco propose un matériel à 100 euros TTC, le chinois TP-LINK est à 60 euros. Ça coûte cher le déploiement des backdoors. ;+)

A ceux qui pousseraient des cris d’orfraie face à ma comparaison audacieuse, sachez que la majorité des matériels Cisco sont produits à Shenzen, en Chine, par la société taïwanaise Foxconn. Et Shenzen, c’est aussi le siège social du chinois TP-LINK ! Cisco est aujourd’hui à l’informatique ce que la voiture allemande est à l’automobile. Un logo. Une étiquette. Un coup de tampon.

Si le rêve de l’informaticien français est très souvent de rouler en Audi, BMW ou Mercedes, la situation des entreprises françaises, des collectivités territoriales et du budget de l’État ne permet pas de supporter de tels surcoûts et d’être exposé au pillage de données comme nous l’avons été depuis 2001 par les États-Unis !

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