Le choix d’un serveur dédié

De 1998 à 2008, j’avais  fait le choix de l’hébergement non-dédié, associé à mon compte Free. Au début, mon site était statique. Puis j’ai basculé sur DotClear, PhpMyFaq pour finir, comme tout le monde, avec du WordPress. En matière de serveur dédié, j’ai tout d’abord goûté aux joies des serveurs Kimsufi proposés par OVH. Et puis, très vite, pour des raisons de rapport qualité-prix assez évident (Cf. tableau ci-dessous), j’ai basculé vers Dedibox. Il était hors de question de mettre mes données chez Amazon  !

Les offres françaises en matière de serveur dédié

Il ne s’agit pas, là, de vous dresser un panorama exhaustif de l’offre des acteurs économiques français de l’hébergement. Et, si je fais le choix délibéré de ne pas évoquer l’offre de Gandi, c’est que les prix proposés sont tout simplement exorbitants. L’offre Dedibox me semble extrêmement compétitive.

Offre CPU RAM Disque dur Réseau Abonnement
mensuel  HT

Frais (HT)
Installation

Dedibox XC 2016 1 x Intel C2750  16 Go  1x 1 To SATA
1x 250 Go SSD
1 GBit/s 15,99 € 20.00  €
KS-3C 1 x Intel  i3-2130 8 Go  1 x 2 To 100 MBits/s 17,99 € 9.99 €

Les contraintes du serveur dédié

Le choix de l'auto-hébergementLe choix d’un serveur dédié n’est réservé qu’à ceux qui ont une connaissance très précise du système d’exploitation choisi, de la sécurité et des logiciels nécessaires au fonctionnement des CMS installés. Si vous faites le choix de la mise en oeuvre de WordPress sur une plate-forme LAMP/LEMP, cela signifie que vous devez être autonome et compétent sur :

L’intérêt du serveur dédié

Pour un technicien, l’hébergement de sites et/ou d’applications sur un serveur dédié est avant un laboratoire. Vous y apprendrez la sécurité, l’exploitation (journaux, sauvegardes, scripting, web analytics, etc), le tuning des bases de données et des serveurs Web. Dans des métiers de plus en plus fragmentés, il vous évitera de vous enfermer dans une spécialité qui peut tomber en désuétude du jour au lendemain.

Un serveur dédié, c’est encore un sentiment de réalisation personnelle, d’une grande autonomie vis à vis des technologies et des acteurs de l’informatique professionnelle. Une école de la liberté et de la responsabilité !

LAMP  / Auto-hébergement Bash Hetic Iptables Lamp MariaDB Scripting Serveur dédié Shell Web Analytics Wordpress 

Commentaires

Bonjour,
L’article pose des limites à l’auto-hébergement avec lesquelles je ne suis pas du tout d’accord.
– On peut très bien se passer de MariaDB-Wordpress, il existe des CMS nettement plus simples et légers. Malgré tout, on peut faire tourner WordPress sous OpenBSD avec httpd ;)
– IPtables : cette interface au parefeu de Linux est imbuvable, surtout quand on a goûté à pf (OpenBSD)
– Linux, Bash … Ben non, on peut mettre le shell que l’on veut, et un autre système d’exploitation. Parler d’UNIX à la limite serait plus correct.
– nginx : non, il y a apache, ou encore le très simple httpd

Bien sûr, ça dépend des besoin de chacun, mais le ton de l’article laisse à penser que c’est essentiel pour s’auto-héberger, alors qu’on peut faire plus simple.

Par ailleurs, on peut ne pas avoir besoin d’offres « à la dédibox » si on se sert d’un serveur à la maison (vieil ordinateur…)

@thuban

Un vieil ordinateur à la maison pour des sites professionnels ? Je ne suis pas là pour parler « bidouille ».

Je ne connais pas l’état de fraîcheur de FreeBSD par rapport à Fedora ou Ubuntu.

Si tu veux configurer simplement Iptables, je te conseille Webmin. Bonne année.

Ne pas vouloir parler de bidouille en prenant pour référence Ubuntu et Webmin… Pas très convaincant.

@Archibald

Parce que WebMin n’est utilisé par personne ? Et c’est pour ça qu’il est développé ! Tu vis dans une grotte ? T’es un pur et dur, hein ? Tu es un spécialiste de haut niveau en sécurité ? Tu codes encore en assembleur ? ;+) Parce que le Perl, c’est sale ?

Quant à Ubuntu, c’est la distribution Linux la plus utilisée sur le Web !
-> https://w3techs.com/technologies/details/os-linux/all/all

C’est corroboré là : https://trends.builtwith.com/server

Euhhh, what else ?

Bonjour,

En parlant auto-hébergement, on parle systématiquement de l’hébergement physique de machines par ses propres moyens sans passer par un intermédiaire technique. Cela signifie que l’on assume l’ensemble des risques et les limitations inhérents à cette pratique, y compris la partie relative au matériel. Dire que l’on auto-héberge son serveur sur son infra a du sens. Dire que l’on auto-héberge son serveur sur l’infra de quelqu’un d’autre n’a pas de sens car c’est de l’hébergement tout court (ce qui représente déjà du travail). C’est bien aussi mais il me semble que ce n’est pas tout à fait la même chose et que ça ne répond pas tout à fait aux mêmes besoins.

Je me permets aussi de rebondir sur le côté « bidouille » évoqué précédemment. A aucun moment le billet ne parle d’usage professionnel et puisqu’il est question de moteur de blog, ça n’exclue pas l’usage perso. Pour un usage perso, les contraintes de disponibilité sont plus faibles que pour un usage pro et une machine de faible puissance fait le job derrière une ligne ADSL.

@-Fred-

C’est quoi la différence entre un système hébergé chez soi et un système hébergé sur une machine dans une salle blanche ? La frontière est ténue. J’ai modifié !

@-Fred-

Je ne m’adresse pas particulièrement à Madame Michu, ni au bidouilleur du dimanche ! ;+) Ce site, ce blog sont à vocation professionnelle. C’est leur nature.

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