Green IT : un secteur porteur !

L'informatique verte : mythe ou réalité ?

En terme d’impact environnemental, l’informatique génère deux problématiques distinctes : celle des DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques) et celle de la consommation d’électricité. Effet de la crise ou réelle envie de changer les choses ? Toujours est-il que la problématique environnementale occupe désormais les esprits des responsables informatiques au point où ceux-ci attendraient même la mise en place de la taxe carbone afin de procéder à de sérieuses économies !

Consommation électrique

L’informatique consommerait 2% de l’électricité mondiale. Au niveau de l’entreprise, selon Adrien Porcheron de la société DotGreen, la consommation électrique de l’informatique représenterait entre 20 et 30% de la dépense énergétique. Afin d’économiser sur ce poste, les entreprises déploient plusieurs solutions :

L’émergence du Cloud Computing et l’augmentation de la consommation énergétique liée à la multiplication des datacenters amènent différents pays du monde à se pencher sur la question. En 2009, l’État fédéral allemand a ainsi mobilisé 25 millions d’euros dans le programme « Green IT ». Les centres de calcul allemands consomment l’équivalent de 4 centrales électriques de taille moyenne.

L’informatique des objets

Lors de la première édition de Lift with Fing, l’écrivain de science fiction, Bruce Sterling rappelait que notre civilisation fondée sur les objets, au rythme effréné auxquels nous les consommons comprenait un risque majeur d’effondrement. La Chine, en 2009, a décidé de limiter les exportations de « terres rares » très utilisées dans l’industrie de l’informatique et des télécommunications.

Malgré une volonté politique réelle qui s’est exprimée au terme du Grenelle de l’Environnement, nous en ferions toujours insuffisamment en termes de collecte de déchets électroniques. Le tri de nos déchets n’est toutefois pas une garantie de leur réutilisation. GreenPeace a montré en 2009 que les déchets triés finissaient dans les décharges sauvages du Nigeria.

La gestion de nos déchets se fait en 5 étapes:

A notre niveau, dans nos entreprises, nous pouvons agir au niveau du choix de matériels moins énergivores et de leur réemploi. Mais la volonté d’une informatique « propre » est-elle toujours compatible avec celle d’utilisateurs voulant disposer de matériels high-tech de plus en plus « performants » ou vendus comme tels ? Dans un monde où la gadgetisation s’est substituée à l’innovation, il semble difficile d’imposer une vision soucieuse de l’environnement. Pour autant, avons-nous encore le choix ?

Crédit photos : Atos Origin

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Commentaires

Vous oubliez toutes les pressions environnementales liées à la fabrication de ces futurs déchets électroniques. L’analyse du cycle de vie d’un ordinateur montre que les impacts environnementaux ont lieu d’abord lors de la fabrication, ensuite en fin de vie, et seulement en 3ème position lors de l’utilisation. cf : http://www.greenit.fr/tag/ACV

@Green IT

Vous avez raison.

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