Fabrice Burgaud… c’est bien pire !

Hier, nous avons eu un « homme » ému, cafouillant, brouillon et dépassé par les événements.

Le juge a reconnu qu’il avait fait des erreurs, sans doute sous la pression d’une émotion due à la violence des sévices réalisés sur les enfants. Je pense que l’émotion ne lui a pas permis d’instruire à décharge. Dépassé par les événements et par son émotion, il a amplifié l’enquête de police sans, jamais, véritablement, mettre en cause le travail des professionnels qui l’entouraient. Il a souvent fait référence au procureur de la République qui, manifestement, lui non plus, n’a pas fait son travail. Il a surtout sans cesse fait référence à la procédure et aux mis aux examens. Autrement dit, il ne pouvait appéhender la réalité, compte tenu de son jeune âge, qu’au travers d’un modèle que lui a fourni l’école de la magistrature. Sans recul.

Roselyne Godard, la boulangère, s’est exprimée le soir même sur France 2 en indiquant qu’elle ne le reconnaissait pas et qu’il jouait un rôle. Elle parlait d’un homme sarcastique et froid. Pour ma part, je ne le crois pas. Fabrice Burgaud est un homme immature, manquant d’expérience et incompétent pour le métier auquel il a été formé. Sa rigidité était une posture que lui permettait son statut pour masquer ses insuffisances. La vrai question, désormais, à se poser, c’est comment l’école de la magistrature a pu laisser partir dans la nature de tels magistrats. Dans son cas, j’espère que le Conseil de la Magistrature lui retira le droit d’exercer. Robert Badinter a évoqué la solitude du juge. Dans le cas de ce juge, il n’aurait jamais dû être seul sur ce dossier. Il n’aurait jamais dû être sur ce dossier tout court.

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