Téléformation : bilan de 4 mois de pratique

Entamées juste après le confinement décrété le 17 mars, les téléformations se sont enchaînées au cours de ces 4 derniers mois. Je n’ai refait que deux formations de 4 et de 3 jours en présentiel, respectivement à Tulle et à Morlaix.

Téléformation : bilan de 4 mois de pratique

Les outils utilisés

La plupart des entreprises disposent aujourd’hui de Microsoft Office 365 Pro. De ce fait, ce sont les logiciels Skype et Teams qui sont largement plébiscités dans le cadre des téléformations. Nous n’avons rencontré avec ces deux solutions aucun problème particulier, sauf lorsqu’ils sont exécutés des PC d’entreprise empêchant leur fonctionnement normal. C’est souvent bien plus simple de les exécuter à partir des ordinateurs personnels des personnes formées. Ils offrent tous les deux le son, la vidéo, le partage d’écran et le chat. J’ai testé dans un autre cadre la solution Open Source meet.jit.si, qui a le défaut d’une consommation de bande passante proportionnelle au nombre de personnes connectées. J’ai eu la même difficulté avec Cisco WebEx, qui a, en plus, le défaut d’être payant. Je n’ai pas eu encore l’occasion d’utiliser Google Meet et Facebook Messenger.

Vive la téléformation !

La téléformation, pour moi, ce sont tout d’abord des coûts en moins en carburant, en péage, en entretien de mon véhicule, en hôtel-restaurant et un prix de vente beaucoup plus attractif pour mes clients. Plus de temps perdu sur la route. Une baisse significative de mon empreinte carbone. Une compatibilité accrue de mon activité professionnelle avec ma vie familiale et mes fonctions de maire. A la pause, je passe voir la secrétaire de mairie pour signer les papiers importants. Ou bien, je prends un thé, dans la salle à manger, avec ma petite famille ! La plupart du temps, les stagiaires que j’ai eu l’occasion de former étaient restés confinés chez eux pour se téléformer. Pour eux aussi, pas de déplacement et une baisse importante de leur empreinte carbone.

Et pédagogiquement, alors ?

La 1ère téléformation que j’ai faite lors de la 1ère semaine du confinement était pour un groupe de 12 personnes, sur la sécurité informatique. Si, globalement, elle s’est bien passée, j’ai noté des petits problèmes qui exigent quelques précautions particulières. Il faut tout d’abord disposer d’un environnement très homogène entre stagiaires et formateur : même système d’exploitation ; même navigateur. Du fait de la distanciation sociale induite par la téléformation, le stagiaire doit faire preuve d’une plus grande autonomie et donc d’une plus grande connaissance de son environnement informatique. Enfin, il peut y avoir de grandes difficultés lorsque vous prévoyez d’installer des logiciels, alors que l’ordinateur du stagiaire, mis à disposition par son employeur, est verrouillé de toute part ! Pour toutes ces raisons et aussi d’autres sans doute liées au fait de travailler à la maison, certains stagiaires ont vite décroché. J’en ai même perdu quelques uns en route, du fait notamment de problèmes de débit liés sans doute à la présence d’autres usagers dans le foyer et à l’absence de bloqueurs publicitaires.

Pour les autres formations où il s’agissait exclusivement de petits groupes de salariés d’entreprise, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière pour GLPI ou bien encore pour SQL Server. J’avais installé GLPI sur ma machine Dedibox. Et, au final, la formation s’est faite sur l’environnement de test du client, via une VPN encapsulant une connexion au bureau distant. Pour SQL Server, nous avons travaillé sur une machine virtuelle installée sur l’un des ordinateurs de la maison, accessible via le bureau distant. La seule différence entre le distanciel et le présentiel tient au raccourcissement de la durée de formation. Nous sommes plus rapides, plus productifs. Moins de off ! Autre avantage : plus de souplesse dans l’aménagement des horaires. On prend moins de temps pour déjeuner et la journée se termine beaucoup plus tôt. Si ces formations se sont bien passées, on le doit aussi aux conditions matérielles des salariés qui disposaient ou bien de deux machines ou bien de deux écrans, de manière à faire les manipulations et à visualiser le partage d’écran et les manipulations du formateur.

Bref, peu d’inconvénients, quelques pré-requis et beaucoup d’avantages !

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