So beautiful ? So Googler ?

Ne craignez rien. Je ne vais pas, là devant vous, faire mon coming out. A l'occasion d'un commentaire de Fred sur ma page Google+ où il évoquait les "Googlers" (tout un concept), je me suis rappelé cette offre d'emploi dans laquelle un recruteur demandait aux candidats putatifs d'avoir une bonne connaissance du moteur de recherche Google. Bientôt, ils exigeront que vous sachiez vous servir de Google Chrome, de Gmail, de Google+, d'un Android et de YouTube ! A ce jeu-là, je crains que Madame Michu ne soit une geek qui s'ignore. Et, à force d'utiliser les services, les logiciels et les objets Google, elle finira bien par échouer dans l'informatique. ;+)

So beautiful ? So Googler ?Cette Googlemania mortifère qui s'empare de nos geeks me semble du même tonneau que l'extase provoquée par la simple vue d'une Porsche ou d'une Ferrari chez certains de nos congénères. L'amour sans doute de la belle mécanique. Quelle est l'autonomie de ces gens très exactement qui, à tour de billets, font la promotion d'une entreprise dont l'essentiel de l'activité est d'accaparer leur production et de piller sans vergogne leurs données personnelles avec leur consentement béat ? Avec Google, nous avons droit au Thanksgiving permanent. Et puis, Google serait beau ! Me faudra-t-il enfin aller jusqu'à évoquer ce magnifique entretien, en octobre 2008, où Jean-Marie Gustave Le Clézio nous rappelait la singularité de l'humanité à aimer les forts et les puissants ?

Lèche-bottes blues ?

C'est sans doute le fait de financer et d'avoir contribué à de très nombreux projets Open Source qui a rendu certains libristes très tolérants vis à vis de Google. La firme de Moutain View s'acquitte aujourd'hui encore du versement de près de 85% des recettes de la fondation Mozilla. Elle finance également Wikipédia. Ce que la communauté apprécie par dessus tout chez Google, c'est aussi sa transparence ! Ils diraient ce qu'ils vont faire et font ce qu'ils auraient dit. Et c'est à ce titre qu'ils acceptent de se faire piller leurs données personnelles.

Avec l'annonce du choix de Chromium dans la prochaine version Ubuntu, certains s'inquiètent à juste titre ! J'ose croire à un début de prise de conscience face à une entreprise de darwinisme social emprunte de visions transhumanistes, en train d'altérer en profondeur la diversité des écosystèmes de l'industrie informatique.

Dsfc Dsfc

So beautiful ? So Googler ?
6 votes, 5.00 avg. rating (98% score)
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
Commentaires

Je vois ça différemment.
A une époque, sur le CV, fallait mentionner « Sait se servir d’Internet Explorer ».
Puis c’est devenu « Sait Utiliser les outils Internet ».
Idem pour la bureautique : on est passé de « Sait utiliser MS Office » à « Sait utilise les outils bureautique ».
Je crois qu’avec Google, c’est pareil : il s’agit du webmail le plus utilisé, du moteur de recherche le plus utilisé, etc.
Donc savoir utiliser les « outils Google » est un plus.
Si un jour Google redevient « minoritaire » (comme les outils que j’ai cité plus haut), ça rechangera pour un truc « plus généraliste » genre « Sait utiliser un moteur de recherche et faire du SEO » ou « Sait utiliser un webmail ».
Il y a quelques temps, je pense qu’un CV de « Community Manager » disait « Sait utiliser Facebook » maintenant, faut aller plus loin…

@Gilles

Un jour, dans 01 Informatique, j’avais écrit un article sur les certifications. Que demande-t-on lorsqu’on passe le permis ? Savoir conduire ? Ou savoir conduire une Renault, une Citroën ou une Peugeot ?

Et si nous nous intéressions davantage à ce que les informaticiens aient la tête bien faite !

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)


*