Décidément, les lois de l'arithmétique ne semblent pas s'appliquer à la politique. Entre les deux candidats, les compteurs sont désormais remis à 0.

Alors que dimanche, les jeux semblaient plier, selon un sondage Tns-Sofres, le duel est donné à 51-49% en faveur de Super Mégalo. Nous le savons tous. Ce sera ric-rac.

Selon les ensignements du sondage, "46% des voix de François Bayrou se reporteraient sur Ségolène Royal, 25% sur Nicolas Sarkozy, et 29% choisiraient l'abstention. En revanche, seuls 16% des électeurs de Jean-Marie Le Pen choisiraient Royal, 62% Sarkozy, et 22% s'abstiendraient." Stéphane Rosès affirmait que la candidate de la gauche pouvait l'emporter si 3/4 des électeurs Udf se reportaient sur elle. On y est ! La proposition du Président de l'UMP de créer un parti centriste rattaché à l'UMP, les ralliements des élus centristes qui, après avoir appouvé la ligne Bayrou, se rallient à Sarkozy, n'est pas de nature à amener les électeurs centristes à voter Iznogoud.

La clé du scrutin, ce sera l'abstention des électeurs Bayrou et Le Pen. On attend aussi le débat du mercredi 2 mai avec une très grande impatience. La dernière fois qu'ils s'étaient rencontrés en 1993, ça s'était très mal passé pour Sarkozy. Depuis, Sarkozy a sérieusement renforcé son logiciel. Il s'est décomplexé. Ségolène ne pourra plus bénéficier de l'effet de surprise qui avait terrassé le candidat de l'UMP naguère. Zapatera peut être redoutable.

Source : Marianne2007.info