Alors que nous sommes fiers de prétendre que l’électricité nucléaire fait que le prix du KW est le plus bas d’Europe, je voudrai ici rétablir un certain nombre de vérités.

Le prix du KW d’origine électro-nucléaire ne tient pas compte des retraitements des déchets que nous laissons aux générations futures.

Nous dépendons à 100% de nos approvisionnements en matière d’uranium. C’est contraire à tous les principes qui doivent fonder une politique énergétique visant à l’indépendance.

La recherche d’une plus grande efficacité énergétique au niveau de nos habitats et de nos activités économiques est le seul moyen de faire face à la fin du pétrole, du gaz et du charbon, sachant que le pic de production pétrolier se situe en 2007-2008, c’est-à-dire aujourd’hui.

Le nucléaire absorbe l’essentiel des crédits liés à la recherche dans le domaine énergétique. Le projet Iter ne fait qu’auto-entretenir la croyance selon laquelle il n’y a pas de limite à notre consommation énergétique. Notre limite, c’est notre planète !

Aujourd’hui, pour produire de l’électricité, nous avons le choix : photovoltaïque, éoliennes sur terre ou en mer, mini-hydraulique, bois de chauffage, géothermie, biomasse, biocarburants ou méthanisation. Pour cela, il faut réorienter la recherche. Vis à vis des autres pays européens, nous cumulons un retard qui ne tardera pas à se traduire en handicap. Des pays comme la Chine, par nécessité, sont en pointe sur ces sujets. Nos mentalités d’enfants gâtés égoïstes ne nous permettent pas de comprendre l’urgence. Bientôt, il sera trop tard !!!

Nos élites politiques et technocratiques ont toujours fait la part belle à l’énergie d’origine nucléaire. Il serait temps pour nous de briser nos chaînes qui nous empêchent d’imaginer et de proposer une autre politique énergétique. La signature de la charte de Nicolas Hulot n'est qu'un amas de poudre aux yeux face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Gouverner, c’est prévoir !