Comment évaluer le travail des informaticiens dans une entreprise ? J'avais évoqué la politique stupide de DSI ou de directions en panne qui consistait à demander aux informaticiens de consigner toute leur activité au jour le jour. D'autant que ces données scrupuleusement enregistrées ne font l'objet d'aucun traitement statistique !

Le choix des indicateurs exige, en amont, une réflexion autour de la pérennité de la mesure dans le temps. Ce choix peut par ailleurs aboutir à la construction d'un indicateur composite. Le recensement des valeurs quantitatives associées doit se faire à intervalle régulier sur des fréquences qui ne doivent pas être toutes identiques.

Evaluer l'activité réseau

  • systèmes d'exploitation associées à des serveurs réels ou virtuels
  • nœuds ethernet : carte réseau, clés Wifi, bornes Wifi, switchs administrables, routeurs, pare-feux appliances, nas, imprimantes réseau, etc
  • débit en Mo ou en Go des flux de messagerie et des flux http et ftp via les proxy
  • débit cumulé de toutes les liaisons Internet (BLR, ADSL, SDSL, Wimax)

Evaluer l'activité applicative

  • instances des moteurs de base de données installés dans l'entreprise
  • recensement des logiciels métiers
  • nombre des logiciels tiers installés sur l'ensemble du parc y compris les logiciels gratuits
  • quantité de données stockées sur l'ensemble des supports du parc, y compris les disques amovibles et autres Clés Usb mis à disposition

Evaluer l'activité liée à la maintenance

  • stations de travail et clients légers mis à disposition, y compris pour la gestion d'automates
  • demandes d'interventions des utilisateurs

Evaluer les coûts

  • coût des extensions de garantie, des contrats de maintenance matériels et applicatives, du support
  • consommation électrique de tous les matériels liés de près ou de loin à l'informatique
  • comptage des versions de tous les systèmes d'exploitation installés

Merci par vos contributions à faire vivre ce billet. La question de l'évaluation de nos activités est aujourd'hui devenue centrale et, en dehors de coûts purement financiers ou réduits à la question des effectifs des services informatique, nous ne connaissons rien de ce que nous faisons de notre temps ! Derrière se cache la réalité d'une productivité qui, en l'absence d'indicateurs, ne peut pas être évaluer. Je renvoie au paradoxe de Sollow. Il faut remettre au cœur de nos métiers la question de notre efficacité, celle que nous mettons au service des autres !