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Blog sur le logiciel libre, Linux et d'autres choses liées à l'informatique

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mercredi 5 décembre 2007

Gouvernance : un concept fumeux appliqué à l'informatique d'entreprise

Le mot n'existe pas dans la langue française. Il s'agit en fait d'un barbarisme de plus traduit de l'expression anglaise corporate governance.

Sensé rendre intelligent l'auteur, ce mot signifie originellement un mode de direction des entreprises combinant intérêt des actionnaires et de la direction d'une entreprise. Dans cette acceptation, il est aisé de comprendre que les stocks-options sont les moyens d'une bonne gouvernance. En terme d'emploi, d'équité, de productivité, c'est en revanche complètement discutable. Du fait que ces actions ne sont soumises à aucune cotisation, ce qui semble être bon pour une très petite minorité d'individus apparaît assez rapidement comme un outil de plus qui organise le délabrement de notre protection sociale.

Dans le secteur informatique, la bonne gouvernance serait donc la prise en compte de l'intérêt des actionnaires appliqué aux choix techniques ou non de l'évolution du système d'information. Dans cette acceptation, les ERP tels que SAP procèdent directement de cette logique. De là à dire qu'ils permettent la recherche d'un optimum économique, de l'efficacité et de la productivité de l'informatique de l'entreprise, il y a un gouffre que je m'empresserai bien ici de ne pas franchir. Tout juste permettent-ils à la direction financière de connaître le cash-flow (l'excédent brut d'exploitation) généré par un produit, une usine,un atelier, un process.

L'emploi de ce mot masque très largement le vide sidéral de la pensée de quelques DSI qui doivent justifier leurs salaires par l'emploi de barbarismes aussi inutiles que pompeux. Leur bilinguisme ne suffit même plus à justifier leurs émoluments qu'ils aiment à partager avec eux-mêmes. Bernard Cassen dans le Monde Diplomatique a récemment montré l'idéologie qui se cache derrière ce concept. Elle tend à instituer que le mode de fonctionnement de l'entreprise doit s'étendre à l'ensemble de la société. Permettez-moi de ne pas être d'accord. Tels sont mon libre arbitre et ma liberté.

Source : Wikipédia

lundi 3 décembre 2007

Prix des DVD-R simple couche et DVD+R double couche

Le moins cher que j'ai trouvé en simple couche (4.5GB), c'est au niveau du site Ketta : 19.47 euros Ttc les 100. 12.95 euros de frais de port. A noter aussi la très bonne performance du site Cdrvierge : 21.95 euros les 100 ! Mais 4.90 euros de frais de port pour la France.

Pour les double-couche DVD+R, le prix à payer n'est pas proportionnel à la capacité de stockage. Chez Ketta : 8.48 euros Ttc les 10, soit 4 fois plus cher que le mono-couche. Chez Cdrvierge, ils sont au double.

Et vous, vous avez moins cher ?

Dans un commentaire , Quentin nous fait part très justement de prix assez remarquables chez CdFolie : DVD-R simple couche pour 18.99 euros Ttc les 100 et DVD+R Double couche 7.99 euros Ttc les 10. Pas de précisions sur les frais de port !

dimanche 2 décembre 2007

Ibm avale Cognos

Pour compléter son offre autour de son moteur Db2, Ibm vient de s'offrir, pour 5 petits milliards, les services de Cognos, le concurrent de Business Objects - racheté par SAP pour 4.8 milliards de dollars - qui éditent son célèbre outil décisionnel et Crystal Reports. Oracle, son concurrent direct, a du souci à se faire. Le leader mondial du Sgbdr a cherché à racheter BEA pour plus de 6 milliards.

Source : 01Net

mardi 27 novembre 2007

Conduite du changement M$ : revenir en arrière ?

Nous avions pris l'habitude au travers de l'offre logicielle M$ à disposer de produits nous permettant des gains de productivité substantiels. Nous acceptions, de bonne ou de mauvaise grâce, d'en payer la lourde contre-partie.

Avec Vista déjà, nous avions eu un avant-goût de ce que l'informatique pouvait être contre-productive. A l'observation d'un utilisateur du nouveau Windows, vous vous rendrez compte de sa lenteur. Lenteur en terme de parcours pour arriver à la fonctionnalité désirée. Lenteur du fonctionnement du système malgré les 2 Go de Ram, des processeurs et des cartes graphiques surpuissants. Eh oui, l'utilisateur de Vista est lent, désespérément lent. Il est d'ailleurs le seul à ne pas s'en rendre compte.

Et puis, il y a Office 2007. Les utilisateurs ne s'y font pas et, franchement, y a de quoi !!! Les contraintes de l'éditeur pour être en capacité d'offrir une interface unifiée Web et client lourd l'ont, semble-t-il, amené à faire une croix sur la nécessité d'un continuum en terme d'ergonomie. La rupture est telle qu'une société propose un "greffon" pour retrouver vos menus. Le pire est que le produit est payant. Microsoft invente la double peine en informatique. Eh oui, à l'impossible, nul n'est tenu !

mercredi 21 novembre 2007

Menacé de licenciement pour avoir proposé du libre ?

Mais où va se loger la crétinerie humaine ? Ce matin, j'ai appris que l'une des sociétés avec lesquelles je travaillais jusqu'en 2003 avait ouvertement menacé l'un de ses techniciens de licenciement pour avoir osé prôner un Squid sous serveur Linux à l'un de leurs clients.

Cette société avait à l'époque équipé une entreprise de 15 personnes d'un serveur Active Directory et de Exchange, d'un pare-feu SonicWall. Un peu surdimensionné... non ? Le renouvellement pour 3 ans de toutes les licences Microsoft de l'entreprise leur a coûté... 27000 euros.

Les charognards de l'informatique qui rôdent - toujours bien propres sur eux - proposent à mon client un devis de 36000 euros pour renouveler 15 stations de travail et 2 serveurs. Ne croyez vous pas qu'il y a tout de même quelques baffes qui se perdent ? Cela représente un coût par salarié et par an de 1400 euros.

dimanche 21 octobre 2007

Construction d'indicateurs d'activité

Comment évaluer le travail des informaticiens dans une entreprise ? J'avais évoqué la politique stupide de DSI ou de directions en panne qui consistait à demander aux informaticiens de consigner toute leur activité au jour le jour. D'autant que ces données scrupuleusement enregistrées ne font l'objet d'aucun traitement statistique !

Le choix des indicateurs exige, en amont, une réflexion autour de la pérennité de la mesure dans le temps. Ce choix peut par ailleurs aboutir à la construction d'un indicateur composite. Le recensement des valeurs quantitatives associées doit se faire à intervalle régulier sur des fréquences qui ne doivent pas être toutes identiques.

Evaluer l'activité réseau

  • systèmes d'exploitation associées à des serveurs réels ou virtuels
  • nœuds ethernet : carte réseau, clés Wifi, bornes Wifi, switchs administrables, routeurs, pare-feux appliances, nas, imprimantes réseau, etc
  • débit en Mo ou en Go des flux de messagerie et des flux http et ftp via les proxy
  • débit cumulé de toutes les liaisons Internet (BLR, ADSL, SDSL, Wimax)

Evaluer l'activité applicative

  • instances des moteurs de base de données installés dans l'entreprise
  • recensement des logiciels métiers
  • nombre des logiciels tiers installés sur l'ensemble du parc y compris les logiciels gratuits
  • quantité de données stockées sur l'ensemble des supports du parc, y compris les disques amovibles et autres Clés Usb mis à disposition

Evaluer l'activité liée à la maintenance

  • stations de travail et clients légers mis à disposition, y compris pour la gestion d'automates
  • demandes d'interventions des utilisateurs

Evaluer les coûts

  • coût des extensions de garantie, des contrats de maintenance matériels et applicatives, du support
  • consommation électrique de tous les matériels liés de près ou de loin à l'informatique
  • comptage des versions de tous les systèmes d'exploitation installés

Merci par vos contributions à faire vivre ce billet. La question de l'évaluation de nos activités est aujourd'hui devenue centrale et, en dehors de coûts purement financiers ou réduits à la question des effectifs des services informatique, nous ne connaissons rien de ce que nous faisons de notre temps ! Derrière se cache la réalité d'une productivité qui, en l'absence d'indicateurs, ne peut pas être évaluer. Je renvoie au paradoxe de Sollow. Il faut remettre au cœur de nos métiers la question de notre efficacité, celle que nous mettons au service des autres !

samedi 20 octobre 2007

Le PC perso au bureau ?

Louis Naugès est un homme d'intuition teinté de bouffées parfois "délirantes" ;+). Son combat pour le Web 2.0 urbi et orbdi est tout à fait singulier et mérite le respect absolu, même si, pour ma part, je ne partage peu ou proue sa vision totalisante.

L'idée qu'il relaie, cette fois, est extrêmement intéressante à plus d'un titre : pourquoi ne pas autoriser les PC perso au bureau ? De fait, un portable mis à disposition d'un salarié devient sa "propriété" dès lors qu'il l'utilise simultanément au bureau et à son domicile. Elle ne ferait qu'entériner un état de fait. Les jeunes générations disposent pratiquement tous de portables. En formation, ils travaillent directement avec leurs propres machines souvent plus puissantes.

Cette proposition est aujourd'hui parfaitement possible du fait des architectures existantes : intranet, portail Web, accès Internet à la messagerie. Et puis, la plupart des entreprises et collectivités utilisent des serveurs d'application telles que Terminal Server.

J'y vois un intérêt économique et écologique. L'entreprise pourrait, au passage, co-financer les machines de ses salariés ou négocier des flottes de machines et des logiciels pour ses salariés. Dans cette acceptation, les services informatique pourraient contribuer à mastériser les machines ou à les maintenir, empêchant aux salariés les dysfonctionnements qui ne tardent jamais à venir du fait d'une utilisation débridée. Gagnant-gagnant !

Le seul hic, c'est que la présence d'un pare-feu ne garantit pas qu'il soit correctement configuré. Pour pondérer immédiatement la remarque, je dirais que l'accès aux serveurs internes dans les grandes entreprises tend à se faire de plus en plus par Vpn. Je l'ai vu également récemment dans un hôpital.

Encore une fois, merci à Louis Naugès de cette information qui nous permet d'envisager d'autres schémas intéressants. Cette idée devrait être proposé au Grenelle de l'environnement et à tous les DSI de France et de Navarre !!! Courage... osons !

samedi 29 septembre 2007

Fnac et la loi DADVSI : l'hypocrisie réaliste

Denis Olivennes, co-inspirateur de la loi DADVSI s'est vu mandater par Christine Albanel, la ministre de la culture, pour présider aux fins de la "mission sur la lutte contre le téléchargement illicite et pour le développement des offres légales d'œuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques". Tout un programme !

Or, comme de nombreux français, je reçois Contact, le magazine des adhérents de la Fnac. Or telle ne fut ma surprise de voir proposer dans la brochure un NAS Iomega StoreCenter de 1 To ! J'entends bien l'intérêt que cela peut avoir pour une TPE, une PME, un artisan ou un commerçant. Mais quel intérêt aurait Madame Michu à acheter un tel système en dehors du fait qu'elle puisse y stocker toute la musique et les films qu'elle aurait téléchargé illégalement ?

Si Monsieur Olivennes a le sens des mots et de la formule, il n'en demeure pas moins qu'il a le sens des affaires !

samedi 22 septembre 2007

Microsoft et Vista : flop... flop... et teraflop

Cette fois, Microsoft doit se rendre à l'évidence. Vista, c'est le flop le plus total. Ce n'est d'ailleurs pas moi qui le dit. Croyant que les utilisateurs étaient prêts à investir dans de nouvelles machines disposant de 2Go de Ram et de 128 Mo de Ram pour avoir des rotations de bureau et autres effets 3D, la firme de Redmond revient sur la planète Terre.

De tous mes clients qui ont reçu des ordinateurs de bureau et des portables équipés de Vista, PAS UN SEUL n'a conservé Vista au bout de 2 mois d'utilisation. Perte de temps... lenteur extrême... Réseau encombré de paquets parasites... En bref, le nouveau système de Microsoft n'est pas fait pour le monde de l'entreprise. Tout juste pour quelques gamers dont l'addiction aux marques les a fait passer intellectuellement de Danone à Microsoft. Ils ont l'imaginaire fécond.

Le retard de la sortie de LongHorn, la version serveur de Vista, relève de la perception de la direction stratégique de Microsoft de cette réalité. Si l'objectif est de faire un système d'exploitation aussi dispendieux en terme de consommation de ressources, il est clair que beaucoup d'entreprises risquent de ne pas résister aux sirènes du logiciel libre et de Linux en particulier.

En attendant, je ne résiste pas à vous annoncer que Microsoft propose désormais un downgrade program. Edwy Plenel, ce soir sur France Culture, demandait à ce que le mot régrés soit intégré dans les dictionnaires de la langue française. Régrés, ça pourrait se traduire par downgrade. Dans le cas présent, je crois plutôt qu'il s'agit d'un progrès !

Sources : Cnet News.com via Eric Dupin

jeudi 20 septembre 2007

Google vs Microsoft : le combat des chefs

La lecture d'Astérixet Obélix, ce substrat de réflexions hautement philosophiques, qui jonche, à l'occasion, le pied de ma table de chevets devrait nous amener à regarder l'actualité de notre stratosphère informatique différemment.

Dans l'informatique, le choc des Titans s'annonce à grand renfort de communication, utilisant les médias et quelques consultants très souvent à l'insu de leur plein gré. Cette fois, ça y est : Google se lance dans le modèle commercial. La suite que l'éditeur envisage de distribuer inclura :

La grande nouveauté, au travers Google Apps, est que Google peut vous créer un domaine. vous pouvez aussi associer Google Apps à un domaine existant. Perso, je ne n'aventurerais pas à ce genre d'exercices.

La réplique de Microsoft, Office Live coupé à Windows Live, est un peu à la ramasse grave sur ce coup là. La première et la dernière raison qui ne me fera jamais utilisé Office Live, c'est l'obligation d'utiliser Internet Explorer. Autrement dit, pour Linux, c'est cuit.

Microsoft, à contre-sens de ce que nous sommes en train de vivre, s'enfonce un peu plus chaque jour dans sa logique propriétaire. Ce sera bientôt sa tombe. A moins que Bill n'est un nouveau coup de génie. N'oublions pas qu'en janvier 1996, il avait déclaré qu'il ne croyait pas en Internet. A l'automne 1996, il livrait Windows 95 OSR2 intégrant Internet Explorer.

Source : TechCrunch

mercredi 22 août 2007

Les raisons de l'accord Novell - Microsoft

Tantôt adulé, tantôt décrié, l'accord Novell Microsoft n'en finit pas de faire des vagues !

L'un des premiers effets collatéraux visibles de l'accord a été la démission de Jerry Allison, contributeur Samba embauché par Novell. L'existence de brevets dont l'objet serait d'assurer la protection juridique des clients laisserait entendre que des parties du code Linux appartiendraient à Microsoft. Premier visé : le logiciel Samba dont l'un des objectifs principaux est d'assurer l'interopérabilité entre Linux et Windows. Contre-feu immédiat des deux géants de l'informatique : nos clients sont contents !

Si les velléités de l'éditeur de Redmond semblent assez faciles à décrypter, celles de Novell sont tout aussi claires. Christophe Terrey de Novell France déclarait récemment : "Nous allons nous concentrer sur trois axes essentiellement : le poste de travail, un domaine dans lequel Novell bénéficie aujourd'hui d'un bon produit et d'une expérience qualifiée, notamment en environnement Active Directory de Microsoft; la poursuite du déploiement de Linux sur les serveurs dans les applications critiques comme SAP, Oracle, etc." Novell fait, sans doute, le pari du flop de la migration de Windows Vista. Là-dessus, l'éditeur n'a pas complètement tord. L'accord récent signé avec PSA en constitue un début de preuve. En revanche, l'éditeur intègre la réalité de marché au niveau de la position de Microsoft sur le marché des serveurs d'authentification. eDirectoy ne serait-il qu'un vieux et lointain souvenir ? Pas si sûr. L'accord prévoit des clauses d'interopérabilité.

Richard StallmanPour autant, le scellement de cet accord a amené une réaction aux conséquences imprévisibles. La FSF (Free Software Foundation) n'est pas d'accord !!! Richard Stallman et ses accolytes veulent, dès le mois de mars, interdire Novell de distribuer Linux. Comment ? La FSF, inquiète, à juste titre, du volet "brevets" de l'accord Novell-Microsoft, a quelque peu retardé la sortie de la licence GPL3. La librairie C permettant de compiler les codes sources passerait en Gpl3. Novell ne pourrait plus, par ce biais, du fait des termes de la GPL3, réaliser sa distribution. Novell, conscient de la menace, tente de réagir vivement : "nous disons à nos clients que personne ne peut nous empêcher de vendre Suse Linux."

Les raisons de la FSF ne sont pas idéologiques. Contrairement aux assertions de Novell, elles sont celles d'un organisme soucieux de favoriser et de protéger les développements communautaires et le modèle économique autour du logiciel libre. D'autres accords seraient dans les tuyaux. On parle de Red Hat. Il faut vite éteindre le feu.

Et si la raison fondamentale de l'accord n'était pas au final la perspective de victoire de Novell sur SCO et la détention de la propriété intellectuelle sur Unix ?

Comprendre l'accord : Roadmap, Port 25

dimanche 19 août 2007

Sale temps pour le logiciel libre !

A peine étions-nous remis du rachat de XenSource par Citrix pour 370 millions d'euros, SourceFire vient de racheter ClamAv et, par la même occasion, ClamWin et ClamXav. L'antivirus devrait rester libre. SourceFire s'était récemment emparé de Snort. Sans oublier Cups racheté par Apple (merci Roms) !

Trois acquisitions majeures qui posent de très nombreuses questions sur la nature même du logiciel libre : un modèle économique d'un nouveau genre ?

Je ne sais pas pour vous. Mais j'ai une méchante gueule de bois !

vendredi 3 août 2007

Dell choisit Linux et Microsoft !

La décision de Michaël Dell d'équiper les ordinateurs Dell de la distribution Ubuntu s'est enfin concrétisée par une offre de trois machines :

  • Inspiron Desktop 530 N
  • Inspiron Notebook 1420 N
  • XPS 410 N

Elle ne concerne, pour l'heure hélas, que les seuls Etats-Unis. Selon The Inquirer, l'économie n'est que de 50 $.

Ce choix semble avoir précipiter celui des fabricants de PC asiatiques. qui "annoncent" la livraison de machines avec Linux.

Dans le même temps, Dell signait, début mai, un accord avec Microsoft pour acquérir des certificats Suse Linux Enterprise Server. Xandros et Linspire ont, dans la foulée, signé le même type d'accord. Red Hat, Ubuntu et Mandriva ont, quant à eux, refusé le baiser de la mort de Microsoft.

Tous ces mouvements stratégiques s'inscrivent dans des perspectives de marché juteuses pour le logiciel libre et Linux. IDC, les nouveaux oracles du Delphes informatique, a estimé ce marché à une valeur de 5.8 milliards de dollars. La grande qualité des marchands est de ne rien faire pour contrarier l'avenir.

Selon Nicolas Machiavel, qui n'a aucun lien de parenté avec Nicolas Sarkozy à ma connaissance, “Il y a trois sortes d’esprit. Les uns entendent par eux-mêmes ; les autres comprennent tout ce qu’on leur montre ; et quelques uns n’entendent, ni par eux, ni par autrui. Les premiers sont excellents, les seconds sont bons, et les derniers inutiles“. Au fait, dans quelle catégorie se situent les marchands, Dell et les autres ?

mardi 1 mai 2007

Selon Sarkozy, l'usine et le bruit... y a que ça de vrai !

En visite samedi à Valenciennes au bras de son collègue, l'ex-avocat d'affaires Jean-Louis Borloo, Sarkozy a joué dans le lyrisme.

Je cite. Cela vaut son pesant d'or , bien mieux que la bravitude sur la muraille de Chine:
"Les usines, c’est beau, il y a du bruit, ça vit, personne ne se sent seul, il y a les copains, la fraternité, c’est pas comme les bureaux."

Y a pas que les énarques qui sont complètement hors sol !

Source : la Voix du Nord

lundi 30 avril 2007

Le collectif Sauvons la recherche appelle à voter Ségolène Royal

Le collectif Sauvons la recherche appelle à voter Ségolène Royal. Les chercheurs dénoncent la vision à court terme du candidat de l'Ump. Ils affirment que les propositions de Nicolas Sarkozy programment le déclin de la recherche.

Pour relancer la production française, il faut que nos entreprises puissent s'appuyer sur un secteur de la recherche efficace, à l'image d'autres pays européens, des Etats-Unis ou même de la Chine.

vendredi 13 avril 2007

A quand la nécessaire réforme de l'Etat ?

Michel Rocard en faisait déjà l'une de ses priorités en 1989. Claude Allègre, en 2002, n'hésitait pas à se mettre à dos les enseignants et le Snes lorsqu'il invoqua courageusement le mammouth pour désigner le ministère de l'éducation nationale.

Des exemples valent souvent mieux que de longs discours. J'ai appris, hier, que, dans les rectorats, les fonctionnaires avaient ordre de ne pas mettre sous pli. Par volonté de contrôle ? Par souci de productivité ? Pour permettre à des gens peu qualifiés d'avoir un emploi ? Cette tâche revient à une personne payée pour le faire. Un métier qui doit être passionnant !

Pour faire une photocopie, il faut en faire la demande écrite auprès du service de reprographie. Autrement dit, une copie nécessite deux feuilles. Bravo le développement durable ! Ce ministère en est encore à une organisation tayloriste hyper-administrée digne de l'administration soviétique des années 30.

Que dire de cette responsable de service informatique dont j'ai entendu parler qui passait ses journées entières sur Internet pour y consulter recettes de cuisine et agences de voyage ?

Il y a de cela quelques années, j'avais eu affaire à un ergonome "informatique" du rectorat de Rouen. Son métier : dessiner les interfaces des applications des utilisateurs. Devant le caractère pinailleur de l'ergonome, je préférais abandonner le projet. Je me voyais mal économiquement répondre à de telles exigences et à un individu dont le fonctionnement intellectuel était fondé sur la haine de l'entreprise, des fournisseurs qu'il convenait de presser comme des citrons afin de mieux justifier sa présence.

Face aux syndicats, les gouvernements de droite ne pourront jamais rien faire. Seule la gauche est aujourd'hui encore en capacité de mener à bien cette réforme nécessaire pour fournir un service public de meilleure qualité. Et encore ! Faut-il qu'elle en est le courage ? La productivité dégagée doit permettre de redéployer les crédits vers des secteurs qui en ont grand besoin : la recherche, la justice, la santé et la dépendance, l'environnement, l'énergie. Dans mon esprit, le corporatisme est l'allié objectif de ceux qui souhaitent le désengagement de l'Etat. Pour le ministère de l'éducation, on est peut-être au delà du corporatisme.

lundi 9 avril 2007

Des technologies de plus en plus diversifiées

La demande des entreprises en matière de nouvelles technologies et d'informatique a changé de nature depuis 2002. Jusqù'à cette époque, dans nos métiers de consultants et d'experts, nous avions à faire à une demande réccurrente : bureautique, Visual Basic, Windows, édition Html, Tcp/Ip... La domination de Microsoft nous simplifiait le travail, l'assimilant parfois à une rente Pinay. Beaucoup de mes confrères ne s'en sont jamais remis. Certains ont préféré quitter l'informatique au fur et à mesure que la nature de la demande sortait des standards.

L'Insee publie un document intéressant sur des TIC de plus en plus diversifiées dans les entreprises. Loin de s'apaiser, la reprise observée depuis septembre 2005 s'articule sur les mêmes bases. L'un des signes qui ne trompe pas est l'augmentation de la charge de travail que nous observons depuis cette période. En incapacité partielle, parfois totale de faire face sans aide externe à la demande fonctionnelle interne, les reponsables informatique des entreprises font de plus en plus appel à nos services : audit, conseil, transfert de compétences, accompagnement à la mise en oeuvre. Le contexte n'est toutefois pas le même. La mise en concurrence, légitime, amène un tassement de notre valeur ajoutée prise en sandwich entre le temps passé à préparer nos interventions et des prix peu revalorisés.

Dans ce contexte, le logiciel libre est pour nous une solution économique viable. Pour les entreprises, c'est une solution comme une autre dont elles continuent toutefois à se défier, victime de l'effet cliquet lié à la période précédente. A nous de faire de la pédagogie ! Là est la clé de notre avenir.

jeudi 5 avril 2007

Parisot et le Medef radotent !

Laurence Parisot s'est prêtée au genre d'exercice que j'exècre : si ça va mal, c'est de la faute des autres. La faute des 35 heures, la faute aux charges, la faute à la hausse du Smic, la faute au droit du travail, la faute à la rigidité, ... malgré les 65 milliards d'exonération de tout poil déversés dans l'économie française.

Elle a accusé les gouvernements de gauche et de droite de choisir délibéremment une politique de la demande. Ce qu'oublie de dire Madame Parisot , c'est que les gouvernements n'ont pas le choix ! Mettre en oeuvre une politique de l'offre signifierait que les entreprises investissent leurs profits. Or, c'est tout le contraire qui se passe aujourd'hui ! Certes, le patronat a été desservi pendant des années par une politique de baisse des crédits dans l'université et dans la recherche qu'il a largement cautioné par myopie. Dans une économie moderne, se pose la question de la synergie entre le secteur privé et le secteur public. Or l'idéologie du Medef est de désengager l'Etat. Même aux Etats-Unis, pays libéral par excellence, la recherche et l'université ont toujours été prioritaires.

Si les entreprises françaises rencontrent de sérieuses difficultés, c'est aussi dû à la politique de l'euro fort qui profite aux importateurs et non aux producteurs. Je n'ai jamais entendu le Medef s'exprimer clairement sur cette question. Il a été l'un des soutiens les plus inconditionnels aux traités de Maastricht, Nice et au projet de TCE. Tout et son contraire.

Franchement, je ne suis pas bien sûr que Laurence Parisot ait beaucoup de leçons à donner aux autres ! La tribune que lui donnent les médias est parfaitement injustifiée.

dimanche 25 mars 2007

Le logiciel libre : un nouveau modèle économique

Mal compris, le modèle économique autour de Linux et des logiciels libres est un système mutualisé. Dans les projets communautaires, se greffent universitaires, étudiants, chercheurs et aussi salariés des sociétés de services en informatique ainsi que les informaticiens des entreprises privées et ceux des organismes d'État et affiliés.

Ces projets sont des vastes GIE(Groupement d'Intérêt Économique) dont l'objet est d'amener une économie directe sur les budgets consacrés aux logiciels pour leurs participants. L'intérêt est que le code développé est distribuable, modifiable et utilisable par tous. Les projets peuvent ainsi continuer à vivre et à se développer. C'est la garantie de leur pérennité.

Pour les collectivités locales, les entreprises, l'utilisation de ces logiciels amène des économies substantielles favorisant l'emploi, la qualité de service et l'accompagnement des utilisateurs. Elle dégage des marges de manoeuvre appréciables qui permettent de s'approprier l'informatique en la sortant d'une logique purement consumériste. Aujourd'hui, les éditeurs, revendeurs et fabricants poussent à ce que les particuliers et les entreprises dépensent toujours plus pour des niveaux fonctionnels rigoureusement identiques. Ainsi, la migration vers Vista et Office 2007 relève de l'imposture et de l'inutilité pure et simple.

Dans la société de la connaissance qui se dessine, la maîtrise du système d'information et de ses outils est devenue stratégique ! Le logiciel libre peut contribuer à changer profondément le rapport à l'informatique.

Nuages noirs sur Vista

Vista moins énergivore ?

Failles de sécurité, incompatibilités logicielles et matérielles comme toujours à chaque apparition d'un nouveau système d'exploitation, l'information publiée sur Branchez-vous peut prêter à sourire : Vista serait plus économique que Windows Xp... sur le plan de la consommation d'énergie !!! L'analyse commanditée par Microsoft à un laboratoire indépendant (???) ne doit certainement pas tenir compte de la nécessité, pour Vista, de disposer de 1 Go de Ram, d'un gros chipset graphique et d'un processeur puissant. Récemment, Zdnet affirme : "Le nouveau Windows inclut plus de fonctionnalités pour un prix quasi identique." Ca a au moins le mérite d'être clair.

Une embellie qui fait pschiit !

La désinformation ne s'arrête pas là. Les "analystes" du ND Group, au terme d'un mois de lancement, en ont conclu que "les chiffres de vente de Vista dépasseront même ceux de XP". Pourtant, après avoir appris que la sortie de Vista contribuait à booster le marché de l'informatique, force est de constater que Windows Vista tardait à décoller. Au point où les spécialistes de la fiente de poule en déduisent que Vista n'aura aucun effet sur les ventes en 2007 !!! Tout et son contraire : un émincé de journalisme technico-commercial pur jus.

Ils n'en veulent pas !

Les chiffres sont têtus : aux Etats-Unis, Vista serait installé sur moins de 1% des ordinateurs du fait du mécanisme de la vente liée. A la fois, il ne faut pas être grand clerc pour voir la réalité. Le Dot (Department of Transport) et le Nist (National Institute of Standards and Technology) ont annoncé que, face aux problèmes de compatibilité, ils renonçaient temporairement à leur migration. Une agence gouvernementale britanique déconseille la migration pour Vista dans les écoles. Sage décision pour le contribuable britanique ! Le gouvernement coréen est allé encore plus loin : il déconseille purement et simplement l'installation de Vista.

Un sou, c'est un sou

Les gouvernements européens s'inquiètent de les prix pratiqués par Microsoft sur le prix des licences. Les tarifs européens seraient deux fois plus élevés. La faute aux pirates... Les Russes ne semblent pas du tout apprécier l'argument. Au Royaume-Uni, une pétition électronique s'élève contre l'inflation tarifaire de Vista.

Bien pire que le prix

Dans sa grande sagesse, Linux Torvalds avait affirmé que Vista n'avait rien de révolutionnaire. Une autre étude a conclu récemment que le nouveau système réduirait la productivité de ses utilisateurs. Entre le beau et l'utile, l'entreprise choisira toujours l'utile. C'est d'ailleurs à cette conclusion que semble se rallier Andreas Pfeiffer, l'auteur de l'étude.

Accélération des migrations Linux ?

Dans ce contexte, la demande de formation, la mise en place d'outils sur l'Open Source et Linux n'ont jamais été aussi fortes. Le Cigref a tenu à préciser que la migration vers Vista n'était pas un préoccupation des DSI des entreprises utilisatrices.

Autres sources d'information ou de désinformation : Zdnet, Gnt, Clubic, Vnunet, Zdnet, Lmi, Silicon, The Inquirer, Gnt, Clubic