Je n'aime pas particulièrement le positionnement de Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterand. A vrai dire, je n'ai jamais pu supporter l'imposture monarchique mitterandienne qui a fait un tord extrême à la gauche française et aussi à notre pays. Mais je dois avouer que son livre, Une brève histoire de l'avenir édité chez Fayard, mérite qu'on prenne le temps de le lire. Jacques Attali y fait une prospective sur les perspectives et aussi les menaces qui nous guettent d'ici 50 ans.
Hannah Arendt est sans doute une des philosophes qui a le plus marqué la pensée de la deuxième partie du XXième siècle. Profondément marquée par le nazisme, elle s'est imposée dans son analyse du totalitarisme et de la "modernité", aujourd'hui quelque peu contestée. Son opus Sur l'antisémitisme aux éditions Points rappelle les raisons profondes de la haine des juifs telle qu'elle s'est exprimée en Europe au travers, notamment, de la question du prêt à intérêt.
Je profite aussi de ce blog pour saluer le travail d'un parlementaire, Jacques Dosière, qui a montré que le budget de l'Elysée avait augmenté de 798% en 12 ans de présidence Chirac. Son ouvrage, Le coût d'un Président aux éditions Seuil, est édifiant sur les obstacles qu'il a pu rencontrer dans son enquête. Par son comportement politique, notre Président actuel a été l'un des alliés les plus objectifs de l'extrême-droite. Il n'est hélas pas le seul. Chirac est le contre-exemple même de ce que ne doit pas être un politique !
Dans un registre tout à fait différent, Le Temps des victimes, co-écrit par la psychanalyste Caroline Eliacheff et l'avocat Daniel Soulez Larivière, aux éditions Albin Michel montre que le mouvement victimaire est en fait un révélateur de la montée en puissance de l'individualisme. Remettant en cause l'exercice de la justice, ces mouvements constituent une menace pour la démocratie.
Vive la Révolte d'Edgar Pisani, édité aux éditions Seuil, c'est avant tout la réflexion de l'engagement d'un homme à la longue expérience politique. Ancien marxiste, sa réflexion veut remettre la politique au service de l'homme.